"On a joué comme des Gaulois !": Carlier et Oppagne ont conquis la Gaume

"On a joué comme des Gaulois !": Carlier et Oppagne ont conquis la Gaume

Florenville s'est créé les plus belles occasions, mais c'est Oppagne qui repart avec les trois points. La différence ? Deux phases arrêtées, une bonne dose de solidarité et un Noah Carlier des grands soirs. Un centre – tir de Pietri traverse le petit rectangle, avant qu'Oppagne ne sorte de sa réserve. Sur corner, Carlier voit sa reprise repoussée sur la ligne. Trois minutes plus tard, un coup franc de Piret trouve la tête de Lizen, qui ouvre le score. Florenville réagit sous l'impulsion de Quentin Leclerc. Son effort personnel permet à Denis de frapper sur la barre. Sur le côté droit de la défense visiteuse, Carlier se retrouve souvent en un contre un avec l'ailier français. "En première mi-temps, j'ai énormément souffert. Avec notre système, je me suis retrouvé plusieurs fois isolé face à leur numéro 10", reconnaît-il. Mais, Oppagne possède une arme fatale: les coups de pied arrêtés de Quentin Piret. Juste avant la pause, son coup franc arrive dans les pieds de Warnier, étrangement seul. Le piston gauche des Gaulois contrôle et frappe du gauche. La reprise est animée. Sur un nouveau corner botté par Piret, les visiteurs pensent inscrire le 0-3, mais la tête de Lizen est sauvée sur la ligne. Dans la foulée, Pietri trouve la transversale. Florenville peine ensuite à contourner une défense visiteuse mieux organisée. "Le coach a donné les bonnes consignes à la pause. On a mieux quadrillé les flancs et mieux géré la profondeur", enchaîne Carlier. Oppagne se montre encore menaçant à l'heure de jeu. Gérard doit sortir le grand jeu sur une frappe de Piret, tandis que Gilot dégoûte Pietri en remportant son duel à dix minutes du terme. Les coalisés tiennent leur succès et dépassent leurs adversaires du soir. "On est allé chercher cette victoire avec les tripes. Florenville a eu plus d'occasions que nous, mais il y a des matchs qu'on méritait de gagner et qu'on a perdus. On a fait ce que le comité nous demande: jouer comme des Gaulois. Cette victoire est davantage une victoire au mental qu'au football."

Du côté de Florenville, c'est déjà la troisième défaite à domicile, sur un terrain qui ne permet que trop rarement les combinaisons au sol. Lorsque l'adversaire s'adapte et verrouille les flancs, les Florenvillois se retrouvent démunis. À défaut de pouvoir développer leur jeu, ils pourraient s'inspirer de leurs bourreaux du soir: presser haut, provoquer des fautes et faire des phases arrêtées une arme plutôt qu'une faiblesse "Nous nous sommes procuré les meilleures occasions. On touche deux fois la barre et on a encore d'autres situations, mais on ne parvient pas à marquer. Oppagne n'a pas été dangereux dans le jeu, mais les phases arrêtées font partie du football. Le terrain n'est pas une excuse: les occasions, on les a eues", note Guillaume Oosterhof.

Technique

Florenville: Gérard 5 ; Guiot 5, Charbeau 5, Ollier 5, Mouton 6 ; Beernaert 6, Evrard

5 (79, Gomez), Pietri 5 ; Emond 5 (63', Corvisy), Denis 5 (76', Piret), Leclerc 6.

Oppagne: Gilot 7 ; Carlier 8, Thiry 7, Hugot 7 ; Bonjean 6, Prévot 5, Piret 7 (85', Petitjean), Lizen 6 (79', Sambi Lokonga), Warnier 6 (72', Jamoul) ; Nelissen 5 (89',

Théodore), Gerarts 6.

Arbitre: M.Collin Assistance: 75

Cartes jaunes: Thiry, Gerarts

Buts: Lizen (20', 0-1), Warnier (44', 0-2).

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