"On doit gérer toutes les places" : au Parc des expositions de Bordeaux, une unité médicalisée dédiée aux personnes âgées évacuées à cause de l'incendie
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Des soignants sont à pied d'œuvre pour accueillir et accompagner des personnes venues notamment des Ehpad des communes évacuées en Gironde. Une solution temporaire en attendant de les transférer dans d'autres Ehpad de la région.
Radio France
Publié le 25/07/2026 18:59
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Une unité médicalisée a été mise en place au Parc des expositions de Bordeaux, près de l'espace pour les personnes âgées, surtout celles venues des Ehpad des communes évacuées, alors que le feu en Gironde a ravagé plus de 32 000 hectares. Elles ne sont pas destinées à rester là en attendant la fin de l'incendie, mais elles sont ensuite prises en charge dans d'autres Ehpad de la région. Le rythme pour les soignants y est très soutenu.
Avec son téléphone scotché à l'oreille, elle est quasiment insaisissable. Stéphanie Olive est directrice des secours médicaux (DSM) dans cette situation sanitaire exceptionnelle. Elle supervise tout ou presque, et c'est la première fois qu'elle est confrontée à une telle situation. "Je suis toujours dérangée au téléphone, on doit gérer toutes les places d'évacuation, parce qu'on a les moyens d'évacuer, des ambulances qui attendent, qui sont à notre disposition, raconte-t-elle. Ça, c'est super, franchement on est très bien aidés."
Des patients qui ont besoin de places dans des établissements spécifiques. Ginette, 98 ans, dans son fauteuil roulant, sait parfaitement où elle est, après avoir été évacuée de l'Ehpad de Saint-Médard-en-Jalles, samedi matin. "Le docteur est déjà venu, il m'a auscultée, je suis très bien, lance-t-elle. J'espère retrouver quelqu'un pour ne pas être toute seule ici toute la journée, sinon je vais m'ennuyer. Heureusement que vous êtes arrivé !"
Mais autour d'elle, pourtant, les soignants s'affairent. De jeunes soignants, parfois. Agathe, 21 ans est en quatrième année de médecine, elle est ici sur ses vacances. "Ils cherchaient des volontaires, il n'y a pas besoin d'expérience pour juste dire bonjour aux gens, savoir s'ils vont bien, essayer d'avoir une petite parole pour les déstresser", explique-t-elle.
"C'est très formateur, ça permet de se familiariser avec le contact avec le patient, et surtout d'aider comme on peut, se sentir utile."
Agathe, en quatrième année de médecine
à franceinfo
À l’extérieur, le ballet des véhicules sanitaires qui arrivent des zones menacées et qui repartent vers d'autres départements s'est poursuivi toute la journée.