Onze mois sans marquer puis un doublé: Liam Genève reprend confiance à Habay après une saison compliquée

Onze mois sans marquer puis un doublé: Liam Genève reprend confiance à Habay après une saison compliquée

Si Habay a subi à Rochefort sa seconde défaite consécutive, son attaquant Liam Genève gardera tout de même, exception faite du résultat final, un souvenir agréable de ce déplacement au Parc des Roches. Parce qu'il y a signé son premier doublé avec une équipe seniore et parce qu'il a secoué les filets pour la première depuis onze mois (4 octobre 2025, face à l'Union B). Trois jours plus tôt, face au RWDM, le jeune Virtonais, qui fêtera ses 22 ans à la veille de Noël, avait retrouvé un poste de titulaire pour la première fois depuis un an. Pour trouver trace de sa dernière apparition dans un onze de départ, il fallait en effet remonter au 31 août 2025, date d'un certain Habay – Virton ponctué d'une note particulièrement salée pour Liam Genève et la défense virtonaise (6-2). Désormais dans l'autre camp, et revenu à ses premiers amours offensifs, le néo-Habaysien est bien décidé à rattraper le temps perdu ces six derniers mois dans les salles d'opération et de rééducation.

Liam, vous avez joué au Lotto ce week-end ?

(Rires) Non, mais j'aurais peut-être dû, j'aurais eu des chances de gagner, je pense…

Blague à part, si cette seconde rose que vous plantez à Rochefort, avec un rebond favorable, doit une bonne part à la réussite, votre doublé semble révéler quand même un certain sens du but. Vous le confirmez ?

C'est difficile de répondre, d'autant que je ne jouais plus en attaque depuis quasiment trois ans. Chez les jeunes, quand je marquais, c'était effectivement plutôt grâce à des finitions dans la surface. Ce n'est pas trop dans mon registre de dribbler une demi-équipe ou de mettre une lucarne des 30 m. Je suis en tout cas content d'avoir retrouvé le chemin des filets, mais ma joie ne pouvait être totale dès lors que nous avons perdu.

Défaite logique ?

Je ne trouve pas. Franchement, le contenu était bon, on a bien embêté les Rochefortois et j'ai ce sentiment que le ballon a franchi la ligne sur le tir de Simon Poncelet à 3-2. On ne peut toutefois pas en vouloir à l'arbitre, c'est difficile à juger. On perd parce qu'on prend des buts évitables.

Dur à digérer

Déjà contre Molenbeek…

Oui, comme l'a dit le coach, il reste des choses à régler, certains détails qui font pencher la balance dans un match. Mais il n'y a pas péril en la demeure pour autant. Certes, personne n'aime entamer une saison par un 0 sur 6, mais on perd contre deux candidats aux premières places, sans avoir été ridicules.

Pour trouver trace de deux revers consécutifs dans votre chef, il faut remonter à décembre 2023 quand Virton s'était incliné devant Mons et l'Olympic. Un Excelsior que vous avez donc quitté en juin dernier alors que vous étiez affilié depuis l'âge de cinq ans. À regret ?

Oui, quand même. Certes, j'étais suffisamment lucide pour savoir qu'après une saison compliquée, minée par les blessures, il y avait des risques que mon contrat ne soit pas prolongé, mais j'espérais quand même continuer avec mon club formateur.

Cette décision a été difficile à digérer ?

Oui, quand même. Maintenant, c'était peut-être un mal pour un bien. J'avais besoin de rebondir. Trois jours après, j'étais déjà à l'entraînement avec Habay, cela m'a aidé à passer ce cap.

Habay, c'était le meilleur choix possible ?

Oui. Il y a eu un contact avec Onhaye, mais cela n'a pas été plus loin. Avec Habay, je reste près de chez moi, dans un club ambitieux et sérieux, où je connais le coach et plusieurs joueurs. Et cela me permet de rester au même niveau que la saison précédente.

Une défunte saison faite de doutes, non ? Le début de celle-ci vous aide à reprendre confiance ?

Ma blessure à l'épaule et l'opération qui a suivi m'ont plongé dans le doute en effet, d'autant que j'arrivais en fin de contrat. Mes problèmes à l'épaule sont apparus dès septembre. Elle se déboîtait sans cesse. À l'entraînement, en match, même quand je dormais. Ce n'était plus possible. C'est encore arrivé lors du dernier entraînement de l'année et là, j'ai dit stop. Je suis passé sur le billard fin janvier. La confiance revient désormais. Le coach montre qu'il compte sur moi, j'essaie de le lui rendre.

"Attaque ou défense, c'est kif-kif"

Vous vous attendiez à ce qu'il vous fasse jouer devant ?

Oui et non. Il m'avait précisé qu'il était intéressé par ma polyvalence.

Pas trop dur de retrouver vos repères offensifs ?

Le premier match, un amical, a été un peu compliqué. Depuis lors, ça s'améliore. Ça faisait tout de même près de trois ans. C'est Jérôme Arpinon qui a fait de moi un arrière latéral quand il est arrivé à Virton.

Et désormais, vous avez une préférence pour un poste ?

Non. En trois saisons, j'ai eu le temps de m'habituer à ce rôle de latéral et de l'apprécier. Attaque ou défense, c'est kif-kif pour moi.

À Virton, vous disposiez d'un contrat pro. Et désormais ?

Je cherche un job à côté du foot puisqu'on s'entraîne en soirée. Ce n'est pas simple. J'ai sollicité divers magasins, mais les horaires m'empêcheraient de m'entraîner avec Habay. Je cherche encore. Si je ne trouve pas, je pourrais envisager de reprendre des études.

Et vous avez fait une croix sur le football pro ?

Non, du tout. Qui sait ce qui va se passer à Habay, dans un club qui cherche à se structurer et se professionnaliser un peu plus chaque année ?

Et une croix sur Virton ?

Non plus. Il faudrait voir dans quelles conditions, voir aussi comment les choses vont évoluer. Mais c'est une perspective qui pourrait m'intéresser. Comme tout enfant du club, je suppose.

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