Oreillettes dans le cyclisme: Philippe Gilbert veut les limiter à deux coureurs, Maxime Monfort juge que les supprimer "est impossible"

Oreillettes dans le cyclisme: Philippe Gilbert veut les limiter à deux coureurs, Maxime Monfort juge que les supprimer "est impossible"

La question des oreillettes dans le cyclisme professionnel est loin d'être nouvelle, mais leur absence lors des derniers Mondiaux a relancé le débat. Sur le plateau du "Peloton", l'émission de RTL Sports, ce mardi 29 septembre 2026, les Belges Philippe Gilbert et Maxime Monfort ont confronté leurs points de vue sur l'utilisation des radios en course.

"Deux coureurs maximum par équipe qui jouent le rôle de capitaines"

Mathieu van der Poel s'était notamment félicité de courir sans radio, estimant que cette configuration rendait les courses moins prévisibles. Une analyse partagée par Philippe Gilbert. L'ancien champion du monde propose toutefois une solution intermédiaire.

"Ce que j'avais proposé, ce serait qu'on ait un ou deux coureurs maximum par équipe qui jouent le rôle de capitaines", détaille Philippe Gilbert. Selon lui, cette formule permettrait de réduire les instructions permanentes venues des voitures et de laisser davantage de place à l'instinct des coureurs.

"On ne peut pas jouer à un jeu de hasard parce qu'on n'a pas les oreillettes"

Maxime Monfort, désormais directeur sportif de Lidl-Trek, n'est pas convaincu. Pour lui, supprimer les communications reviendrait à ignorer la réalité d'un cyclisme devenu extrêmement professionnel et analysé dans les moindres détails.

"C'est impossible dans un sport devenu tellement moderne, où on analyse la moindre chose", répond-il. Il insiste également sur les conséquences économiques d'une course totalement imprévisible. "Les enjeux sont tellement importants pour les équipes, financièrement, qu'on ne peut pas jouer à un jeu de hasard parce qu'on n'a pas les oreillettes", poursuit-il.

"Je serais content de voir une course test avec une ou deux radios par équipe"

Gilbert ne ferme pourtant pas la porte à un compromis. Il se dit favorable à l'organisation d'une course test avec seulement une ou deux radios par équipe, afin d'en mesurer concrètement les effets. "Je serais content de voir une course test avec une ou deux radios par équipe."

Derrière cet échange se dessine finalement une question plus large : jusqu'où la technologie doit-elle intervenir dans la stratégie de course ?

Entre davantage de liberté laissée aux coureurs et le contrôle tactique permis par les oreillettes, le peloton reste loin d'avoir trouvé un consensus.