Où faire courir son chien à Wavre? L'ex-échevin pensait avoir reniflé une piste...
Le projet de parc canin est régulièrement évoqué depuis plusieurs années. Il a refait surface lors du conseil communal de juin. Luc Gillard (MR), ancien échevin du Bien-être animal, a relancé, avec beaucoup de conviction, l'idée appuyée d'un long plaidoyer en rappelant, notamment, que plusieurs communes ont déjà concrétisé ce type d'aménagement pour les toutous.
"Namur vient d'inaugurer un parc canin, a-t-il indiqué, citant en exemple d'autres parcs récemment inaugurés à Courcelles, Jodoigne etPerwez. C'est encore peu répandu en Wallonie, pourtant cela répond à une réelle demande, avant d'insister sur le caractère accessible du projet.
Une simple clôture, quelques modules en matériaux recyclés, une poubelle, un distributeur de sacs. Le coût n'est donc pas très élevé."
Luc Gillard a défendu une approche participative pour le projet en impliquant des bénévoles et des usagers dans la gestion et la définition du règlement du futur parc canin. Il a même proposé un nom. "Pourquoi ne pas l'appeler le Macanin ?" S'appuyant sur une citation du célèbre dramaturge, poète et romancier expressionniste allemand Fritz von Unruh, l'élu de l'opposition a rappelé que: "Le chien est le seul être qui t'aime plus qu'il ne s'aime lui-même", avant de demander au bourgmestre et au Collège: "À quand la création d'un parc canin à Wavre ?"
À cette question directe, Benoît Thoreau, le bourgmestre a immédiatement reconnu l'intérêt du projet, tout en rappelant les obstacles rencontrés. "Chaque fois que le sujet a été mis sur la table, la décision a été reportée, a regretté Benoît Thoreau. Que ce soit par cette majorité ou les précédentes, on connaît les freins à ce genre de projet et ils concernent l'entretien, la localisation et aussi le manque d'adhésion politique. Je ne conteste pas la demande, mais ce n'est pas l'enthousiasme du côté des autorités communales. Il faut bien le reconnaître." Le bourgmestre a toutefois proposé au conseiller MR d'effectuer une visite commune des parcs existants et c'est le seul signe d'une possible évolution du dossier qui a été entrevu par le bourgmestre.
Dans sa réplique, Luc Gillard, ancien échevin du Bien-être animal, a indiqué qu'un projet avait été préparé à la fin de son mandat, mais qu'il n'avait pas eu l'occasion de le déposer. Il a ainsi dévoilé qu'il existait un site potentiel entre les terrains de hockey et la Dyle, déjà fréquenté par les propriétaires de chiens estimant qu'il s'agit là d'un "lieu idéal.". Le conseiller MR a ensuite conclu en reformulant une citation de Gaston Bachelard. "Il faut de la volonté et de l'imagination pour réaliser." Cette idée n'a pas plus séduitni le bourgmestre ni le collège.
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