Paris. Manifestation contre la ligne Lyon-Turin : huit mises en examen pour projet présumé d'action violente

Paris. Manifestation contre la ligne Lyon-Turin : huit mises en examen pour projet présumé d'action violente

Huit personnes ont été mises en examen fin juillet à Paris, soupçonnées d'un projet d'« action violente lors d'une manifestation contre la ligne Lyon-Turin » dans les Alpes italiennes. 

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 19:32 | mis à jour aujourd’hui à 19:40

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Le projet de la ligne Lyon-Turin est contesté depuis plusieurs années. Photo Sipa/Marco Alpozzi
Le projet de la ligne Lyon-Turin est contesté depuis plusieurs années. Photo Sipa/Marco Alpozzi

Huit personnes ont été mises en examen fin juillet à Paris, soupçonnées d'un projet d'« action violente lors d'une manifestation contre la ligne Lyon-Turin » dans les Alpes italiennes, a indiqué jeudi le parquet de Paris. Le placement en détention provisoire a été requis par le parquet « mais n'avait pas été sollicité par le juge d'instruction ni prononcé par le juge des libertés et de la détention », précise le ministère public, confirmant le journal Le Parisien.

Le parquet a donc fait appel, qui n'a pas été suivi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel, laissant libres les suspects sous contrôle judiciaire le temps de l'enquête. « Quatre magistrats différents ont considéré que la place de ces étudiants était à leur domicile familial et pas en détention », s'est félicitée Me Aïnoha Pascual, avocate d'un suspect. Me Youri Krassoulia, avocat d'un autre suspect, a déploré une « grande agitation du côté de la préfecture de police de Paris et du parquet ». Les huit suspects, six hommes et deux femmes, entre 19 et 29 ans, interpellés le 23 juillet, ont été mis en examen, notamment pour « détention et transport en bande organisée d'engins explosifs » et « association de malfaiteurs », décrit le parquet. 

21 mortiers découvert 

Me Pascual évoque elle des « pétards » et un « fantasme sur l'extrême gauche pour en arriver à ces qualifications-là ». Les premières investigations « ont confirmé leur projet de départ pour l'Italie, leur participation à des rencontres et ont amené à la découverte de 21 mortiers chez l'un d'eux, ainsi que l'utilisation de certains téléphones dédiés », selon le parquet. L'enquête a été ouverte sur un signalement évoquant « un groupe appartenant à la mouvance d'ultragauche » soupçonné « de préparer une action violente lors d'une manifestation contre la ligne Lyon-Turin prévue en Italie entre le 24 et le 26 juillet ».

Les suspects ont été « observés sur la petite ceinture [ancienne ligne de chemin de fer parisienne, NDLR], où des tunnels ont pu servir de lieux de rassemblement et d'entraînement, des serflex [colliers de serrage, NDLR] et bouteilles en plastique vide, dont certaines étaient explosées ou attachées à des mouchoirs, y ayant été retrouvés », souligne encore le parquet. Les suspects sont « déjà soupçonnés d'avoir participé à une manifestation contre le canal Seine-Nord, émaillée de feux de broussailles et de jets d’engins pyrotechniques en direction des forces de l'ordre ».