Partout dans le monde, une jeunesse inquiète se soulève

Partout dans le monde, une jeunesse inquiète se soulève

Société.

La France, l’Italie et l’Espagne, mais pas seulement. De l’Inde aux États-Unis, en passant par la Chine, partout dans le monde des mouvements de jeunes s’organisent pour exiger des changements, constate le “Corriere della Sera”. Le quotidien italien tente de comprendre si toutes ces contestations ont un fil rouge qui les lie.

Une manifestante à Nice, en France, le 17 octobre 2026. PHOTO VALÉRY HACHE/AFP

Les niveaux de violence atteints lors des échauffourées dans le centre de Milan, samedi 17 octobre, en font l’événement le plus inquiétant de ces derniers temps. Et ce d’autant plus qu’elles sont survenues le jour même où la France s’embrasait, elle aussi. Une fièvre contagieuse qui affole les appareils sécuritaires.

Il est donc intéressant d’élargir le regard au monde entier, où l’on constate une singulière convergence. Dans un monde aussi fragmenté, chaotique et conflictuel, en proie à des forces antagonistes, les jeunes, eux, semblent plutôt avoir quelque chose en commun sous toutes les latitudes. Des rues françaises aux “cafards” indiens, des socialistes américains aux désillusions chinoises, une nouvelle crise générationnelle traverse la planète. Elle n’est pas portée par une idéologie commune, mais vient révéler les contradictions propres à des modèles politiques et économiques très différents les uns des autres.

“Le refus du travail ou le renoncement au mariage”

Aux États-Unis, la génération Gaza est devenue la génération Mamdani, du nom du maire socialiste de New York. En France, la jeunesse s’en prend aux forces de l’ordre pour dénoncer le délitement de l’enseignement public. Les jeunes Espagnols se battent pour le droit au logement. En Inde, ils se sont affublés d’un n

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Corriere della Sera (Milan)

Fondé en 1876, le premier quotidien italien mentionne toujours “della sera” (“du soir”) dans son titre, alors qu’il sort le matin depuis plus d’un siècle. Sérieux et sobre, le journal a su traverser les vicissitudes politiques en gardant son indépendance.
Dès sa naissance, le Corriere s’est affirmé comme le porte-parole de la bourgeoisie industrielle du Nord. Son format, très grand pour un quotidien moderne, participe à cette image de sérieux et de tradition. Il appartient à RCS Mediagroup, racheté en 2016 par l’homme d’affaires Urbano Cairo, qui possède également la chaîne La7.
Comme les autres journaux nationaux italiens, sa diffusion a connu ces dernières années une forte baisse, mais il reste en tête du classement.
Le journal est accompagné d’une multitude de suppléments dont Sette (vendredi), Io Donna (féminin du samedi) et La Lettura (dimanche). 

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