Allemagne: «Pas assez blanche»: la Mannschaft rattrapée par le racisme

Allemagne: «Pas assez blanche»: la Mannschaft rattrapée par le racisme

Publié2. octobre 2026, 19:38

Allemagne«Pas assez blanche»: la Mannschaft rattrapée par le racisme

L'emblématique ex-coach de Liverpool Jürgen Klopp n'a pas du tout apprécié la déferlante raciste qui s'est abattue sur la sélection allemande qu'il dirige désormais.

De nombreux joueurs allemands d'origine étrangère ont naturellement intégré la sélection allemande eu égard à leur talent: une évolution réprouvée par une extrême droite qui a le vent en poupe.

De nombreux joueurs allemands d'origine étrangère ont naturellement intégré la sélection allemande eu égard à leur talent: une évolution réprouvée par une extrême droite qui a le vent en poupe.

«Pas assez allemande» ou «pas assez blanche». C'est le genre de commentaires racistes qui pullulaient sur les réseaux sociaux après que l'équipe d'Allemagne eut perdu un match de Ligue des nations face à la Grèce dimanche.

Face à la déferlante, l'emblématique ex-coach de Liverpool Jürgen Klopp, aujourd'hui au chevet d'une sélection allemande pas vraiment au top, a réagi: «Concernant les gens comme ça, honnêtement, il n'y a aucune raison de leur accorder la moindre attention. Dans la vie, j'ai très peu de temps à consacrer à la stupidité, et c'est pareil sur les réseaux sociaux», a déclaré le sélectionneur en conférence de presse mercredi dernier.

Le nouveau sélectionneur note que «le vrai problème, c'est que tout le monde est autorisé à donner son opinion. Enfin, les gens ont toujours eu le droit de le faire. Mais aujourd'hui, les gens se contentent de publier leurs pensées avant même d'avoir commencé à réfléchir. C'est de la folie quand on voit ce genre de choses», s'est-il indigné avant de louer les qualités humaines de toute son équipe.

Le sélectionneur allemand Jürgen Klopp.

Le sélectionneur allemand Jürgen Klopp.AFP

«Le monde pourrait beaucoup apprendre d'un vestiaire de football»

Jurgen Klopp, sélectionneur de l'équipe nationale allemande

«Le monde pourrait beaucoup apprendre d'un vestiaire de football», ajoute-t-il, sans doute à l'adresse des 44,5% d'Allemands qui ont voté le 6 septembre dernier pour le parti d'extrême droite AfD en Saxe-Anhalt et des 38% qui ont fait de même en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale quelques jours plus tard.

À la tête de son groupe, qui compte des talents comme Younes Ebnoutalib, Nadiem Amiri ou Serge Gnabry, le coach de la Mannschaft estime que la cohésion du groupe est à son maximum, malgré les différences qu'il peut y avoir: «Quiconque est présent autour de notre rassemblement peut constater que ce groupe peut difficilement faire mieux en termes de vie commune et de façon de travailler ensemble.»

(les/rk)

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