"Pas possible, ni souhaitable": Gabriel Attal pas favorable à une baisse des taxes sur le carburant
Le candidat Renaissance propose d'"accompagner les Français de manière ciblée" plutôt que de faire baisser plus les taxes sur le carburant.
Invité sur le plateau de BFMTV, le candidat Renaissance à l'élection présidentielle et ancien Premier ministre Gabriel Attal a affirmé ce lundi 21 septembre qu'il est "ni souhaitable" et "ni possible" de faire baisser les taxes sur le carburant en France.
"La chose la plus simple pour moi, la plus populaire sans doute, mais aussi la plus politicienne ce serait de venir sur votre plateau vous expliquer qu'il faut baisser toutes les taxes", a-t-il d'abord déclaré.
"La réalité malheureusement, c'est que ce n'est ni possible, à mon sens, ni souhaitable. Pas possible parce que financièrement évidemment on est dans une situation qui est extraordinairement tendue sur les finances publiques", poursuit-il, "et aussi parce que le Français de classe moyenne ou classe populaire qui travaille, paie des impôts, ces impôts vont servir à payer une aide et baisser des taxes pour des personnes qui gagnent beaucoup, roulent en 4x4 et n'ont pas forcément besoin d'être soutenus par les impôts des Français".
Pour l'ancien Premier ministre, il faudrait davantage "accompagner les Français de manière ciblée", en ciblant ceux "qui bossent, qui se lèvent tous les matins pour aller travailler, qui ont besoin d'utiliser leur voiture et qui ne gagnent pas suffisamment pour s'en sortir tout seul".
Les autres partis politiques "mentent aux Français"
Un peu plus tôt dans la journée, Gabriel Attal a dénoncé les propositions d'autres candidats à la présidentielle sur des baisses de taxes pour les carburants. "Ils mentent aux Français", avait-il affirmé, assurant que la situation des finances publiques de la France "n’est pas celle de nos voisins".
"Le risque ce serait qu'on leur donne d'une main ce qu'on viendrait leur reprendre de l'autre par un autre dispositif", assurait-il.
Le gouvernement va présenter mardi de nouvelles aides aux Français les plus touchés par la flambée des prix des carburants, alors que sa marge de manœuvre budgétaire est réduite et les contraintes internationales amenées à durer.
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