Poilievre se rend à Détroit pour plaider en faveur d’un…
Le chef conservateur Pierre Poilievre était à Détroit, mardi, pour plaider en faveur d’un commerce sans droits de douane dans le secteur automobile.
M. Poilievre s’est exprimé sur CNN, où il a réitéré son plaidoyer sur les avantages d’un commerce sans droits de douane.
« Nous entretenons une relation vieille de 200 ans et il y aura toujours des griefs des deux côtés de la frontière, a-t-il dit. Nous avons des griefs envers les États-Unis, même antérieurs à ce récent différend commercial, mais je préfère me concentrer sur ce que nous pouvons faire ensemble. »
Lors d’une conférence de presse à Windsor, en Ontario, avant de se rendre aux États-Unis, M. Poilievre a expliqué qu’il prévoyait de rencontrer des représentants d’une usine de General Motors à Détroit ainsi que des responsables d’une usine Ford située à Dearborn, non loin de là.
Il devait également rencontrer des membres de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité lors de son passage au Michigan.
M. Poilievre a précisé qu’il serait accompagné de membres du caucus conservateur de la région de Windsor.
Le chef conservateur a imputé la baisse de la production automobile des deux côtés de la frontière à la guerre commerciale.
« La situation n’est guère plus rose là-bas, et c’est à cause de cette guerre commerciale absurde qui ne fait que profiter à la Chine et à nos autres concurrents étrangers. Nous ne devrions pas nous battre entre nous alors que nos risques et nos rivaux à l’étranger se renforcent », a dit M. Poilievre.
La guerre commerciale est un enjeu central de la campagne pour les élections de mi-mandat aux États-Unis dans le Michigan, qui est le berceau de l’industrie automobile américaine.
Bien qu’il ait auparavant soutenu les droits de douane, Mike Rogers, candidat républicain au Sénat dans le Michigan, a publié la semaine dernière une vidéo dans laquelle il affirme que « le Canada n’est pas notre ennemi » et appelant à la fin de la guerre commerciale.
Lors d’un débat avec son adversaire démocrate Abdul El-Sayed, la semaine dernière, M. Rogers a mentionné qu’il souhaitait la conclusion d’un accord avec le Canada. À son avis, les droits de douane actuels sont trop élevés.
Les États-Unis appliquent actuellement des droits de douane de 25 % sur les voitures canadiennes. Le président Donald Trump a menacé de porter ce taux à 50 % à compter du 1er janvier, en réponse aux droits de douane de rétorsion imposés par le Canada.
Interrogé au sujet de la récente mise en garde de Peter Navarro, conseiller de M. Trump, selon laquelle le Canada paierait le prix fort pour toute ingérence dans les élections de mi-mandat, M. Poilievre a déclaré qu’il ne considérait pas sa visite comme une ingérence.
« Je pense que nous y allons pour défendre un commerce sans droits de douane de part et d’autre de la frontière. Les Américains veulent des prix plus bas et plus d’emplois, et nous leur proposons un plan qui leur permette d’obtenir les deux », a affirmé M. Poilievre.
M. Trump a mis fin aux négociations commerciales avec le Canada l’année dernière après que l’Ontario a diffusé une publicité pendant la Série mondiale utilisant des extraits de l’ancien président Ronald Reagan critiquant les droits de douane et appuyant le libre-échange.
Celles-ci ont fini par reprendre, mais en août, le premier ministre Mark Carney a demandé à l’équipe de négociation canadienne de suspendre les pourparlers avec les États-Unis après avoir accusé les Américains de formuler des exigences déraisonnables.