Polémique. Un costume d'Halloween de Zara accusé de ressembler aux tenues des camps de concentration
Le géant du prêt-à-porter a retiré de la vente, en magasins comme en ligne, un déguisement pour enfants inspiré du film Beetlejuice, jugé trop proche des uniformes des déportés. La marque avait déjà été épinglée pour des articles rappelant le nazisme, en 2007 et en 2014.
La rédaction -
Aujourd’hui à 19:40
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Nouvelle polémique pour l’enseigne espagnole Zara. Parmi les costumes d’Halloween mis en vente récemment par la marque, l’un d’entre eux a été épinglé par des internautes. Au milieu des tenues décorées aux motifs de squelettes ou de toiles d'araignées, ces derniers ont repéré un ensemble jugé trop proche des uniformes portés par les prisonniers des camps de concentration nazis. Il s’agit d’un costume gris à rayures verticales « avec surpiqûres décoratives, une fleur au revers et un effet vieilli », comme l’indique sa description.
Selon la marque, il s'agissait d'un clin d'œil au personnage incarné par Michael Keaton dans Beetlejuice, célèbre film d’horreur réalisé en 1988 par Tim Burton. Mais l'alerte est venue de militants et de journalistes israéliens, comme le rapporte Times of Israel. « La chaîne de mode espagnole Zara choque ses clients en Europe avec une nouvelle de ses idées cauchemardesques : un déguisement inspiré des camps de concentration nazis », a notamment fustigé le journaliste israélien Dov Gil-Har sur X. Les motifs évoquant des barbelés et les écussons pouvaient s’apparenter aux tenues portées par les victimes de la Shoah. Pour enrayer au plus vite la polémique, Zara a retiré le produit de la vente, sur son site comme dans ses boutiques. « Zara regrette tout malentendu que ce déguisement pour enfant, destiné à Halloween, a pu engendrer. Il n'est plus disponible ni en magasin ni en ligne », a déclaré le groupe.
L'enseigne n'en est pas à son premier faux pas de ce genre. En 2014, elle avait commercialisé un haut à rayures bleues et blanches orné d'une étoile jaune à six branches, présenté comme un t-shirt de shérif. En 2007, elle avait mis en vente un sac à main brodé de croix gammées parmi des motifs floraux. L’entreprise espagnole avait, à l’époque, reconnu que le produit était problématique et l’avait retiré de la vente au bout de quelques heures, en justifiant qu’elle n’avait « pas approuvé ce design ».