Les mesures qui ont marqué ce début de mandat à la Ville de Lyon

Les mesures qui ont marqué ce début de mandat à la Ville de Lyon

Grégory doucet reçoit l’écharpe de maire de mains du doyen de l’assemblée Jean-Michel Aulas. Election Grégory Doucet conseil municipal de Lyon

Alors que le mois d'août débute, Lyon Capitale revient sur les grandes mesures qui ont marqué ce début de second mandat de Grégory Doucet à la Ville de Lyon.

Réélu le 22 mars dernier pour un second mandat à l'Hôtel de Ville de Lyon au terme de longs mois de campagne électorale, Grégory Doucet a, avec sa majorité, mis en place de nombreuses choses ces cinq derniers mois. Des promesses de campagne sur les postes de police mobiles, aux Jeux Olympiques 2030, jusqu'à la concertation lancée autour de la baignade urbaine à Confluence, voici les grandes mesures prises par la Ville de Lyon depuis le début de ce second mandat écologiste.

Une commission suite à l'affaire Abreu

C'est sans doute l'affaire politico-judiciaire qui a fait le plus de bruit ces derniers mois à Lyon et dans toute la métropole de Lyon. L'affaire Abreu, du nom du responsable communication de Jean-Michel Aulas durant la campagne électorale des municipales, a secoué le monde politique lyonnais. En réponse au choc provoqué par la plainte pour viol par soumission chimique déposée par une jeune militante de Cœur Lyonnais à l'encontre du collaborateur du candidat Aulas, Grégory Doucet a décidé en juin dernier la mise en place, en septembre prochain, d'une commission sur les violences sexistes et sexuelles.

Une convocation sera ainsi envoyée à l'ensemble des conseillers municipaux de la ville de Lyon à la rentrée. Cette commission devrait être le "point de départ" d'un pacte municipal sur le sujet des VSS. En complément, Grégory Doucet avait indiqué que les formations sur les VSS dispensées dans les associations sportives seront rendues obligatoires dans l’ensemble des associations subventionnées par la municipalité.

A lire aussi : "Cette affaire est politique" : à Lyon, Doucet veut une commission des violences sexistes et sexuelles après la plainte contre Roman Abreu

Indemnités et frais de représentation en hausse

Si du côté de la Métropole de Lyon le sujet a été au cœur d'intenses débat en ce début de mandat, Véronique Sarselli ayant décidé d'augmenter son indemnité de présidente de 700 euros et de quadrupler celle qu'elle touche au Sytral, à la Ville de Lyon aussi il a été question, dès les premières semaines, d'augmentation d'indemnités.

Sans toucher à ses propres indemnités, Grégory Doucet a fait voter une délibération prévoyant une revalorisation des indemnités des maires d’arrondissement, des adjoints et des conseillers municipaux. Les conseillers d’arrondissement délégués, eux, se voient doter pour la première fois d’une indemnité de 501 euros bruts par mois. Dans le même temps, le maire écologiste a augmenté de 400% l'enveloppe dédiée aux frais de représentation du maire, l'enveloppe passant de 3 000 à 15 000 euros. "Une volonté de transparence" se justifie l'entourage du maire de Lyon, expliquant que cette délibération n'a fait que regrouper, dans une même enveloppe, l'ensemble des dépenses de représentation de l'édile.

Lyon récupère les JO 2030

C'est sans doute la plus grande réussite de Grégory Doucet depuis le coup d'envoi de son deuxième mandat. Profitant des bisbilles entre Nice et le Cojop, la Ville de Lyon a récupéré l'organisation de quasiment l'intégralité des épreuves de glace des Jeux Olympiques d'hiver 2030. L'un des premiers élus du territoire lyonnais à avoir ouvertement pris position pour accueillir les épreuves à Lyon et dans la Métropole, Grégory Doucet s'est mué en VRP de luxe pour défendre la candidature lyonnaise. Résultat, des épreuves seront organisées à la Halle Tony Garnier mais également à la LDLC Arena et à Eurexpo.

Lire aussi : JO 2030 : Grégory Doucet veut une cérémonie d’ouverture dans le centre-ville de Lyon

Des postes de police mobiles mis sur pied

C'était l'une des promesses de campagne de Grégory Doucet en matière de sécurité. Début juillet, quatre mois après sa réélection, le maire de Lyon a inauguré le premier poste de police mobile. Ces derniers, arpenteront tout au long de l'été différents quartiers de la ville avant que le dispositif ne soit pérennisé et étendu à la rentrée en fonction des retours qui pour l'heure sont "très positifs" selon la mairie. La brigade anti incivilités, autre grande promesse du candidat Doucet est encore en phase de travail. "Le travail sur la rédaction du périmètre de cette brigade et sur le recrutement des agents qui la composeront est en cours" fait-on savoir dans l'entourage du maire.

La rue Bugeaud sera débaptisée

L'une des annonces de ce début de mandat est la décision prise par la Ville de Lyon de débaptiser la rue Bugeaud du 6e arrondissement. Une décision prise après consultation du Comité Histoire et mémoires de la ville de Lyon qui avait rendu un avis favorable à la disparition de l'espace public du nom du maréchal Thomas Robert Bugeaud, gouverneur général de l'Algérie au XIXe siècle, critiqué pour son rôle dans la conquête coloniale et les violences commises contre les populations algériennes. Un comité qui doit se réunir de nouveau à la rentrée de septembre alors que le travail va débuter pour trouver le futur nom de la rue. Selon nos informations, la proposition de Samuel Soulier, maire du 6e arrondissement, de remplacer le Maréchal Bugeaud par Pierre Bugeaud, membre du Comité national des prisonniers de guerre, n'est pas l'option privilégiée par la mairie centrale. Cette dernière explique de son côté que tout un travail va être lancé pour accompagner les habitants et commerçants de la rue.

A lire aussi : À Lyon, la Ville va débaptiser la rue Bugeaud

Une concertation pour une baignade

C'est l'une des grandes promesses de Grégory Doucet pour son deuxième mandat : les Lyonnaises et Lyonnais pourront profiter prochainement d'un nouveau lieu de baignade, dans la Saône, dans le quartier de Confluence. En avril dernier, et pour avancer sur ce projet, la Ville a lancé une grande concertation concernant le projet qui doit voir le jour pour l'été 2027. Une concertation vivement critiquée par l'opposition qui aurait préféré ouvrir un lieu de baignade du côté de Gerland plutôt qu'à Confluence.

Si la Ville explique que les résultats de cette large consultation seront dévoilés en septembre et que près de 10 000 personnes ont répondu à la concertation, elle explique que la solution de Confluence est la seule qui permet d'offrir un nouveau lieu de baignade à Lyon à l'horizon 2027. "Si on déplaçait le projet à Gerland, ce ne serait pas avant 2030" avance l'entourage du maire, expliquant qu'il faudrait refaire des études de baignabilité ou encore sur la qualité de l'eau en cas de nouveau lieu. Par ailleurs, les élus écologistes travaillent déjà sur l'option Gerland pour offrir, d'ici la fin du mandat, un second lieu de baignade en ville.

A lire aussi : Lyon : une pétition lancée contre le projet de baignade à Confluence