Pologne: le parti d'opposition PiS se déchire en interne, un an avant des élections périlleuses
Les Polonais se rendront aux urnes dans un peu plus d'un an pour choisir leur prochain Premier ministre, et l'échéance fait déjà des remous dans le paysage politique. Alors qu'une coalition des partis d'extrême droite est déjà donnée gagnante face au camp du Premier ministre actuel Donald Tusk, la scission opérée ce week-end du 25-26 juillet auprès du principal parti d'opposition, le PiS, pourrait bien rebattre les cartes.
Publié le : 26/07/2026 - 18:01
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Avec notre correspondant à Varsovie, Adrien Sarlat
Tout est parti d'une association créée au sein du parti Droit et Justice (Prawo i Sprawiedliwosc, PiS en polonais). Le président de la formation politique, Jaroslaw Kaczynski, n'a pas apprécié la manœuvre. L'ultimatum était simple pour les frondeurs : quitter l'association ou renoncer à leur place au sein du PiS.
« Nous ne pouvions considérer l'association autrement que comme un élément visant à diviser le parti. Surtout que cette association a été créée par une personne très importante au sein de notre parti », a martelé Jaroslaw Kaczynski.
Cette « personne », c'est l'ancien Premier ministre de Pologne, Mateusz Morawiecki, qui incarne l'aile la plus modérée du PiS. Son association devait faire contrepoids, alors que le parti lui a préféré la figure plus conservatrice de Przemyslaw Czarnek, pour porter sa candidature aux législatives.
« Nous n'avons pas tous à parler le même langage. Certains peuvent mieux défendre l'électorat de droite. D'autres peuvent mieux dialoguer avec (...) les habitants des grandes villes. Nous non plus, nous ne devrions pas avoir peur de la diversité », a assuré Mateusz Morawiecki.
Celui qui a occupé le poste de président du Conseil des ministres de 2017 à 2023, avant le début du mandat de Donald Tusk, se défend d'avoir voulu porter atteinte au PiS, à seulement 15 mois des élections : « Marco Rubio (actuel secrétaire d'État américain, NDLR) était un grand rival de Donald Trump, et aujourd'hui, il est l'une des figures les plus importantes de son administration. Un camp politique mature sait faire la différence entre compétition et guerre intestine. »
Sa manœuvre pourrait néanmoins faire vaciller une potentielle coalition des droites nationalistes censée renverser le camp Tusk l'année prochaine.
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