Pour défendre l'Ukraine des missiles et drones russes, les pays de l'Otan "doivent en faire plus" selon le secrétaire général de l'Alliance

Le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte à Antalya, en Turquie, le 15 mai 2025 - OZAN KOSE / AFP
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, alerte ce mercredi sur "la poursuite des attaques contre les civils ukrainiens" de la part de la Russie, raison pour laquelle il appelle l'Alliance "à faire plus" pour aider Kiev.
Les pays membres de l'Otan "doivent en faire plus", particulièrement en ce qui concerne la défense aérienne, pour aider l'Ukraine au moment où la Russie redouble ses frappes meurtrières, a affirmé mercredi le secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte. "Avec l'arrivée de l'hiver, et alors que l'agression de la Russie ne faiblit pas, les Alliés doivent en faire plus, notamment pour soutenir la défense aérienne" de l'Ukraine, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Tallinn, en Estonie.
Des frappes russes contre des infrastructures énergétiques en Ukraine dans la nuit ont fait au moins sept morts et privé 600.000 personnes de courant, Volodymyr Zelensky dénonçant mercredi le "mépris" de Vladimir Poutine à l'égard de l'appel de Donald Trump pour une trêve dans ce type de frappes.
"Nous réagirons là où nous devons réagir"
"La Russie poursuit ses attaques contre les civils ukrainiens. Et elle maintient sa campagne hybride contre les Alliés de l'Otan", a encore affirmé Mark Rutte, soulignant que cela ne devait pas entamer la détermination des alliés de l'Ukraine à poursuivre leur soutien.
Le président russe Vladimir "Poutine cherche à affaiblir notre détermination et à mettre un terme à notre soutien à l'Ukraine. Mais la Russie échoue. Elle échoue sur le champ de bataille en Ukraine. Et nous ne nous laisserons pas intimider", a assuré le responsable néerlandais.

Les Européens s'inquiètent de la recrudescence de ces attaques dites hybrides, car intervenant sous le seuil de ce qui est considéré comme un acte de guerre ou une opération militaire, par exemple un incendie volontaire ou un sabotage. Elles sont surtout un "signe de faiblesse", a encore affirmé Mark Rutte.
Et ce que les Russes "adorent, c'est que nous en parlions toute la journée, que nous soyons ébranlés et que nous organisions des conférences de presse à ce sujet. Nous n'allons pas faire ça. Nous réagirons là où nous devons réagir. Encore une fois, pas toujours de manière visible", a-t-il martelé.
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