Pour Ferran Torres, héros de la finale de la Coupe du monde, une tournée des médias américains et un avenir toujours en suspens
Il a gardé ses cheveux mi-longs, avec raie sur le côté et petite mèche qui pend sur le front, façon Tom Cruise. De retour aux États-Unis, deux semaines après son but en finale de la Coupe du monde 2026, Ferran Torres rivaliserait presque avec la popularité de l'acteur américain. Depuis le début de semaine, l'Espagnol truste les plateaux de télévision, le sourire charmeur et le ton détendu.
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L'attaquant de 26 ans, pisté par le PSG, a voyagé vers New York ce dimanche et entamé sa tournée promotionnelle le lendemain. Celle-ci s'inscrit dans le cadre de son partenariat avec l'équipementier sportif Under Armour. En plus de nombreux entretiens avec les chaînes états-uniennes, qui s'arrachent la présence du joueur, des séances photos pour des médias « d'envergure mondiale » sont prévues, selon le quotidien madrilène Marca.
Un avenir toujours dans le flou
Le journal barcelonais Mundo Deportivo évoque notamment une session organisée avec la célèbre revue de mode américaine Women's Wear Daily. Un traitement de superstar pour Ferran Torres, qui poste régulièrement des images de son voyage sur son compte Instagram aux 11 millions d'abonnés (pas si loin des 15 millions de Tom Cruise !). Mais après les déférences, une question se répète lors de chaque apparition : où jouera-t-il la saison prochaine ?
Engagé jusqu'en juin 2027 avec le Barça, le buteur pourrait en effet quitter la Catalogne dès cet été. Paris et Luis Enrique, qui a été le premier à le sélectionner avec la Roja en 2020 (il compte désormais 65 sélections pour 25 buts), s'intéressent à son profil et le joueur laisse pour l'instant toutes les portes ouvertes. « Je suis sous contrat avec Barcelone, mais dans le football, on ne sait jamais ce qui peut arriver, a-t-il déclaré dans une émission de la NBC ce lundi. Je prends mon temps pour prendre la bonne décision. »
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Ferran Torres face à Vitinha et le PSG, en octobre dernier. (P. Lahalle/L'Équipe)
Des propos répétés sur le plateau de CNN lors d'un entretien réalisé par Kaitlan Collins. « Pour l'instant, tout ce que je sais, c'est que je dois être avec eux (les Barcelonais) le 12 août pour m'entraîner, alors on verra ce qui va se passer », avance d'abord Ferran Torres. Puis, lorsque la journaliste lui demande s'il pourrait rejoindre le PSG, le joueur reste flou : « On ne sait jamais car tout peut changer en un instant, je dois me préparer à tout. »
Barcelone et Flick attendent
Selon Marca, le Barça aurait préféré être averti directement par le joueur de son état d'esprit plutôt que l'apprendre par le biais de la presse. Mais le club catalan resterait calme et ne s'alarmerait pas. Hansi Flick, l'entraîneur des Blaugranas, a même évoqué le sujet ce lundi auprès des journalistes, alors que son équipe n'a pas encore recruté d'avant-centre et a déjà perdu Robert Lewandowski cet été : « Nous devons attendre un peu. J'ai une confiance totale en Deco (son directeur sportif), nous savons que nous devons faire quelque chose. Mais cela dépend aussi de Ferran (Torres). »
L'attaquant a par ailleurs dû répondre d'un autre sujet sensible ces derniers jours, puisqu'il a été interrogé sur la casquette vissée sur sa tête lors des célébrations de la Roja après le sacre mondial. Le couvre-chef de la discorde portait l'inscription « Make Spain great again », une reprise du slogan de Donald Trump dont s'est emparée Vox, parti espagnol d'extrême droite.
« C'était un moment drôle, mais qui n'avait rien à voir avec la politique, s'est dédouané Ferran Torres sur CNN. Pour être honnête, je n'y comprends rien à la politique. C'était juste pour voir l'Espagne de nouveau au sommet, remporter la Coupe du monde. »
Le séjour du joueur aux États-Unis s'étirera jusqu'à jeudi. Mundo Deportivo et Marca précisent que dès le lendemain, Ferran Torres se rendra à Foios, son village de naissance, tout près de Valence, où des célébrations sont prévues. La vie de superstar a encore quelques jours devant elle, au moins.