Premier test réussi : une pépite française de la défense et Dassault dégainent leur nouvelle arme de guerre électronique

Premier test réussi : une pépite française de la défense et Dassault dégainent leur nouvelle arme de guerre électronique

La licorne française de défense Harmattan AI et l’avionneur familial, qui avait piloté la levée de fonds d’Harmattan en janvier dernier (200 millions d’euros), ont testé une charge utile de guerre électronique miniaturisée, Namib, lors d’un vol impliquant un Rafale et un drone Raybird. Gros plan sur une nouvelle capacité essentielle.

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La charge utile Namib, développée par Harmattan AI et Dassault Aviation, sur un drone Raybird. En arrière-plan, un Rafale F4.

13 juillet 2026 à 13h30

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L’alliance entre Harmattan AI et Dassault Aviation prend de l’altitude. Six mois après la levée de fonds de la start-up française (200 millions de dollars, pilotée par Dassault), les deux partenaires ont dévoilé, ce lundi 13 juillet, le premier test réussi d’une charge utile de guerre électronique développée en commun. Baptisée Namib, cette charge a été embarquée sur un drone de type non précisé, mais qui, selon la photo, est un Raybird, développé par l’ukrainien Skyeton et modifié par Harmattan.

L’engin a effectué une mission de guerre électronique en coopération avec un Rafale. « Lors du vol de démonstration, Namib a discrètement localisé avec une haute précision un radar à plusieurs dizaines de kilomètres, expliquent les deux groupes dans un communiqué. Cette localisation a été transmise au Rafale, qui a ensuite simulé une passe de tir sur cet objectif. »

La guerre électronique (GE) consiste à détecter les signaux électromagnétiques émis par l’ennemi, à les identifier et les cartographier, ce qui permet d’en déduire les éléments de son dispositif. La GE offensive vise à perturber ces signaux (brouillage), voire les fausser (leurrage). La guerre électronique défensive vise à résister au brouillage de l’adversaire, pour maintenir les communications ouvertes, et à protéger les armements des attaques électromagnétiques et cinétiques (tirs de missiles). C’est, par exemple, la fonction du système d’autoprotection Spectra du Rafale, développé par Thales.

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