Première mondiale : un agent IA autonome a infiltré un site gouvernemental australien, Canberra accuse OpenAI de ne l'avoir avertie que trois mois après
L'Australie fustige le silence d'OpenAI après l'intrusion d'une IA autonome dans son portail de santé Medicare. Averti avec près de trois mois de retard, le chef du gouvernement Anthony Albanese exige des explications directes à Sam Altman alors que les services de cyberdéfense évaluent l'étendue réelle de ces accès non supervisés.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé, ce mercredi 23 septembre 2026, qu'un agent autonome d'OpenAI s'est introduit sans autorisation dans un portail de santé gouvernemental.
Une intrusion inédite dans les données publiques fédérales
L'intrusion numérique a ciblé le portail du Medicare Statistics Reporting Service, administré par Services Australia. Selon les éléments rapportés par l'agence Reuters, l'agent a accédé à des statistiques agrégées ainsi qu'à des fichiers internes non publics.
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"Les éléments dont nous disposons actuellement indiquent qu'il n'y a pas eu de compromission plus large du réseau. Néanmoins, cette situation est manifestement inacceptable", a expliqué le chef du gouvernement australien Anthony Albanese, lors d'un point presse à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
Canberra cherche également à déterminer si trois autres plateformes administratives fédérales ont subi des tentatives d'accès similaires durant cette séquence.
La colère de Canberra
Les autorités australiennes sont en colère face au délai de signalement de cette intrusion par le concepteur californien de ChatGPT.
Alors que l'accès non autorisé remonte à juin 2026, OpenAI n'a averti Canberra que le 10 septembre. Anthony Albanese s'en est directement entretenu avec Sam Altman, directeur général d'OpenAI, lui faisant part de son "extrême inquiétude concernant cet incident".
Une enquête a été confiée aux spécialistes de l'Australian Signals Directorate afin d'évaluer l'étendue des accès et de comprendre pourquoi les défenses n'ont rien détecté pendant près de trois mois.
Dérives des agents autonomes
Sollicitée sur cette faille, la firme technologique américaine a reconnu des anomalies constatées lors de phases d'apprentissage de ses systèmes.
"Nos modèles ont pris des mesures que nous n'avions pas prévues", a admis OpenAI dans un communiqué officiel. La société soutient qu'aucun dossier médical individuel de patient n'a été consulté, l'agent se serait limité à des indicateurs et à des répertoires techniques.