Edouard Philippe propose de repousser (encore) l’âge de la retraite
20 Minutes avec AFP
Publié le 29/09/2026 à 13h25 • Mis à jour le 29/09/2026 à 13h41
Encore une réforme des retraites à prévoir ? Édouard Philippe, candidat Horizons à l’élection présidentielle, a proposé sa vision. L’ex-premier ministre assure que sa réforme sera « responsable pour tous et juste pour chacun ». Mais « il faut qu’on prenne les bonnes décisions avant que la crise [financière] arrive », plaide-t-il dans une vidéo d’une vingtaine de minutes, dans laquelle il réaffirme sa volonté de mettre en place un « volet capitalisation ».
Alors, à quoi ressemble la douloureuse ? « Pour retrouver l’équilibre de notre système par répartition, je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l’âge de départ à 65 ans pour les Français qui le peuvent », explique-t-il. Il souhaite reprendre la réforme de 2023, suspendue en 2025, qui plaçait l’âge légal de départ et la retraite à 64 ans au lieu des 62 et 9 mois aujourd’hui et qui plaçait la durée de cotisation à 43 ans au lieu de 42,5 aujourd’hui. « Ensuite, on va poursuivre pour qu’en moins de 10 ans, nous soyons passés à 65 ans pour l’âge légal de départ, et 45 annuités », détaille le maire du Havre.
Introduire de la retraite par capitalisation
« Une règle juste » doit « tenir compte des vies auxquelles elle s’applique », précise Édouard Philippe, citant « ces femmes et ces hommes qui ont commencé à travailler très jeune, ou qui exercent des métiers pénibles, ou dont le corps ne suit plus parce que le travail les a usés ». Selon lui, même dans sa réforme, un Français sur trois pourra partir entre 60 et 64 ans.
Edouard Philippe propose par ailleurs de « compléter » le système par répartition, « qui doit rester le socle de notre système », « par un volet capitalisation ». Il dit souhaiter que « tous les Français puissent disposer d’un plan d’épargne-retraite », dont il entend faire « un des placements les plus attractifs du marché ».
L’ex-Premier ministre se sait très attendu sur ce dossier, alors qu’il est présenté par ses adversaires comme l’homme de la « retraite à 67 ans ». Son annonce intervient alors que le gouvernement s’apprête à dévoiler sa copie budgétaire. Et dans un contexte où les candidats du bloc central, Édouard Philippe et Gabriel Attal, sont sans dynamique dans les sondages, devancés par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.