Présidentielle 2027 : "Ils sont là pour diviser, je veux rassembler", Melody Delmur, 20 ans, se lance dans la course à l'Élysée en dehors des clivages politiques
l'essentiel Originaire de Villefranche-de-Rouergue et issue d’une famille d’agriculteurs, Melody Delmur, 20 ans, actrice et réalisatrice, dévoile une candidature atypique à la présidentielle de 2027. Non alignée, elle défend un programme de rupture : Frexit, réforme scolaire, réduction de la production de viande et refondation constitutionnelle.
Du haut de ses 20 ans, l'ambition est claire, la tête sur les épaules. Melody Delmur se présente à l'élection présidentielle de 2027. La jeune femme a grandi à Villefranche-de-Rouergue, "c'est ici que je me suis construite". Ses premiers pas à l'école, c'est à La Rouquette avant de voyager, notamment vers Toulouse et aujourd'hui à la capitale.
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"À côté de mon engagement politique, je suis actrice, réalisatrice et scénariste, chanteuse et productrice. Je suis donc vraiment très implantée dans le monde artistique." C'est donc avec conviction qu'elle se lance ce défi, surtout que le scrutin reste très indécis. "J'ai mal à ma France. Parmi les valeurs qui m’ont été inculquées par mes grands-parents, il y a l’amour de la patrie. Il est vrai que j’ai beaucoup de peine de voir ce qu’il advient aujourd’hui, et que je ressens un besoin vraiment pressant de faire quelque chose pour essayer d’améliorer la situation", annonce-t-elle d'emblée. La Villefranchoise se veut rassurante pour les signatures : "Il y a un engouement, c'est un nombre exponentiel."
Un rejet de la logique de parti
Son engagement, Melody se le construit notamment en opposition avec la logique de parti actuelle. "Ils sont là pour diviser, je veux rassembler." Entre autres les clivages gauche droite, mais cette dernière ne se positionne "surtout pas au centre !". Pour autant, en 2025, c'est bien le parti As de cœur qu'elle crée. "L’idée, paradoxalement, c’est de créer un parti où tous les citoyens peuvent se retrouver, même s’ils ne pensent pas exactement la même chose."
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Pour se faire connaître, l'Aveyronnaise mise notamment sur les réseaux sociaux. Son jeune âge peut toutefois apparaître comme un frein et souffrir d'un manque de légitimité auprès des électeurs. Melody Delmur balaie d'un revers de main : "On ne gouverne pas seul. Je pense que tout ce qui me manquera, mes collègues pourront me l’apporter." Elle ajoute : "Je pense qu’aujourd’hui, on met un peu trop les diplômes sur un piédestal. Ce qui est vraiment important, c’est l’intelligence de la vie. Je pense que les Français en ont marre d’être représentés par des personnes qui n’ont jamais grandi dans la vraie France."
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Pour elle, son parcours, notamment en ruralité, est un atout. Un programme "d'une jeune fille qui a vécu ce qu’ont vécu les autres jeunes filles, qui a vécu le harcèlement, l’école, les difficultés financières, les difficultés familiales, et qui se présente pour dire : votre niveau intellectuel ne dépend pas d’un document qu’on vous donne à la sortie d’une université." Pour autant, c'est bien en licence d'histoire politique qu'elle a entamé son parcours universitaire avant de se consacrer pleinement au monde du travail et plus précisément au monde artistique.
Un programme de rupture
L'ambition de voir son visage apparaître le soir du second tour sur tous les écrans de télévision est bien réelle. "100 % des gagnants ont tenté leur chance", rappelle la candidate. La jeune femme a déployé un programme d'une quarantaine de pages pour réformer le pays. Parmi ses propositions figure la fin de la mixité au collège. Face à ce qui peut ressembler à un retour en arrière, la candidate se défend : "Le collège est une période difficile, marquée par le harcèlement et les agressions. L'objectif est de permettre à chaque genre de se construire sereinement de son côté pour mieux se retrouver ensuite."
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Autre point central, la sortie de l'Union européenne. "Il faut relocaliser en France et renégocier les accords. Pour moi, il est important que la France puisse être totalement indépendante, parce que c’est une nation qui a été extrêmement admirée, et je trouve très dommage aujourd’hui qu’elle se résume à l’Europe."
Une fois au pouvoir, Melody Delmur souhaite changer la Constitution, mais rassure : "Les institutions ne vont pas disparaître, elles vont se métamorphoser." En résumé, la candidate se veut celle du "bon sens" et "j’ai envie que ce soit le parti où chaque citoyen puisse se dire : si j’avais monté un parti, ce serait le mien."