Présidentielle : Matthieu Pigasse "ne ferme aucune porte" mais "pense qu'il est trop tôt pour se prononcer"
Matthieu Pigasse, président du groupe Combat, explique qu'il "ne renonce pas à la bataille politique" même s'il n'a pas pu participer à la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique. Il assure vouloir "œuvrer pour l'union de la gauche".
Matthieu Pigasse, financier et président du groupe Combat, affirme qu'il "ne renonce pas à la bataille politique". "Je ne ferme aucune porte, je pense qu'il est trop tôt en effet pour se prononcer", poursuit-il, sur France Inter, mardi 22 septembre, à sept mois du premier tour de l'élection présidentielle.
Le patron de presse confirme qu'il était en discussion avec le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, pour participer à la primaire du PS et de Place publique. "À partir du moment où j'ai dit 'écoute, je suis prêt à y aller', il a un peu disparu", raconte Matthieu Pigasse, très critique de cette primaire, qui assure pourtant ne pas vouloir "rentrer dans des querelles personnelles". Et d'ajouter : "Je n'irai pas voter à la primaire socialiste, non pas pour des considérations personnelles, mais parce que j'ai un désaccord politique, je la trouve trop étroite."
"Un budget assassin"
"Je veux être utile", assure Matthieu Pigasse. "Je ne me résigne pas, je considère que la situation est grave et il y a une urgence", poursuit celui qui entend mener "trois combats". D'abord, le patron des Inrockuptibles et de Radio Nova souhaite "faire tout pour faire barrage au Rassemblement national et à l'extrême droite", notamment par "la bataille culturelle" qu'il mène au sein de ses médias. Ensuite, il veut "œuvrer pour l'union de la gauche", car, selon lui, "la gauche ne gagnera qu'unie". Enfin, "je veux porter cette idée qu'il faut mener une politique de rupture", lance-t-il.
Alors que le gouvernement souhaite faire 54 milliards d'euros d'économie sur le budget 2027, Matthieu Pigasse fustige "un budget injuste" et "un budget d'austérité". Selon lui, c'est "un budget assassin", "injuste socialement", "absurde et dangereux économiquement". Il dénonce "un marchepied au Rassemblement national".
"Être de gauche, ce n'est pas faire vœu de pauvreté"
Un article du Canard enchaînéOuverture dans un nouvel onglet révélait, le 15 septembre, que Matthieu Pigasse avait payé 19 nuits dans un palace sur l'île Moustique, à 130 000 euros la nuit. "Je n'ai jamais caché, jamais, avoir gagné beaucoup d'argent", répond le financier, qui rappelle qu'il est "dans le champ de la taxe Zucman, c'est-à-dire un patrimoine de plus de 100 millions d'euros". Et d'asséner : "Être de gauche, ce n'est pas faire vœu de pauvreté."