Une peine de prison ferme requise contre Dati dans l’affaire Renault-Nissan
France 28/09/2026 13:34 Actualisé le 28/09/2026 14:02
La maire du 7e arrondissement est jugée pour corruption et trafic d’influence, elle est soupçonnée d’avoir noué un pacte de corruption avec le constructeur automobile.
Par Maxime Dhuin avec AFP

THOMAS SAMSON / AFP
Une peine de prison ferme requise contre Rachida Dati dans l’affaire Renault-Nissan. (photo de la maire du 7e arrondissement de Paris et ex-ministre de la Culture à son arrivée au tribunal le lundi 28 septembre)
L’ancienne ministre de la Culture risque gros. Quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, ont été requis contre Rachida Dati ce lundi 28 septembre dans l’affaire Renault-Nissan. La maire du 7e arrondissement de Paris comparaît pour corruption et trafic d’influence, au même titre que Carlos Ghosn qui, lui, ne s’est pas rendu devant le tribunal correctionnel.
Le procureur de la République a également requis la confiscation de 900 000 euros sur son patrimoine, une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans, ainsi qu’une exclusion de la fonction publique et une peine d’inéligibilité pour la même durée. Le tout assorti d’une exécution provisoire.
Ces réquisitions, si elles étaient suivies par le tribunal lorsqu’il rendra sa décision dans quelques mois, feraient immédiatement perdre à Rachida Dati son mandat de maire du VIIe arrondissement et empêcheraient son retour dans la magistrature, au sein de laquelle elle vient d’être réintégrée et est actuellement en attente d’un poste.
L’objectif de l’audience était de déterminer si les conditions dans lesquelles Rachida Dati a touché de l’argent de la part du groupe automobile sont légales ou non. L’ex-ministre assure que oui et qu’elle travaillait simplement comme avocate, mais elle est soupçonnée d’avoir noué un pacte de corruption et illégalement fait du lobbying au Parlement européen, où elle était élue, pour le compte du constructeur automobile entre octobre 2009 et février 2013.
Contre l’ex-PDG de Renault Carlos Ghosn, en fuite au Liban et jugé en son absence, le parquet a requis quatre ans de prison avec maintien du mandat d’arrêt.