Procès Ullens : la défense répond aux critiques, « il n’est pas question de faire le procès de la victime »
Alors que la lecture de l’acte d’accusation touche à sa fin dans le procès Ullens, Me Jean-Philippe Mayence, avocat de Nicolas Ullens, prend la parole. D’emblée, il rappelle que la défense entend limiter ses commentaires en dehors de la salle d’audience. « Très brièvement, je veux dire que nous ne faisons pas beaucoup de commentaires dans cette affaire, ni à l’extérieur, car ils doivent être faits devant vous », explique l’avocat.
Une mise au point qui intervient après les propos tenus ce jeudi dans nos colonnes par Me Laurent Kennes, avocat des parties civiles, qui appelait la défense à « ne pas se tromper de procès », craignant que les débats ne se transforment en procès de la victime. Me Mayence réfute cette intention. « On me reproche, dans la défense, de faire ce qui serait le procès de la victime. Il n’est pas question de faire le procès de la victime. Nous verrons ce qu’il faut en retenir sur le plan de la culpabilité », affirme-t-il. « Matériellement, Nicolas Ullens était là ce 29 mars, il n’y a pas de question qui se pose à ce sujet. »
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Pour la défense, l’enjeu est toutefois ailleurs. « Comment une personne comme Nicolas Ullens a-t-elle pu arriver à commettre les faits qui lui sont reprochés ? Pour ce faire, il sera essentiel de reprendre tous les éléments qui vous seront présentés par les différents intervenants », poursuit Me Mayence.
« La famille Lechien-Ullens est victime »
L’avocat insiste enfin sur le droit de la défense à développer sa propre ligne lors du procès. « Je ne veux pas qu’on nous reproche la manière dont nous allons faire valoir nos droits. On a le droit de faire valoir nos droits comme nous l’entendons. » Une démarche qu’il assure vouloir mener dans le respect des parties civiles. « Nous exerçons ce droit avec tout le respect dû aux victimes, qui sont des victimes. La famille Lechien-Ullens est victime et je la respecterai en tant que telle », conclut-il.
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Plus de trois ans après la mort de Myriam Lechien, abattue devant sa villa d’Ohain, Nicolas Ullens de Schooten comparaît ce jeudi devant la cour d’assises du Brabant wallon. L’ancien agent de la Sûreté de l’Etat, âgé de 61 ans, doit répondre de l’assassinat de sa belle-mère.
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