PSG : la série défensive qui commence à devenir gênante

PSG : la série défensive qui commence à devenir gênante

Le PSG a encore encaissé contre Bratislava. Une habitude qui accompagne désormais chacune de ses sorties depuis le début de saison.

Le PSG a largement dominé le Slovan Bratislava en Ligue des champions, mais le 6-1 n’a pas complètement effacé une faiblesse devenue récurrente. Depuis le début de la saison, Paris a encaissé au moins un but lors de chacune de ses huit rencontres, matches amicaux compris. Une série inhabituelle pour le double champion d’Europe en titre.

Huit matches sans le moindre clean sheet

Face aux Slovaques, Paris a encore concédé quatre tirs cadrés.

Suleiman Camara a profité des difficultés d’Illia Zabarnyi pour marquer, tandis que Willian Pacho a lui aussi été mis en difficulté sur une autre situation chaude. Le problème ne concerne donc plus uniquement quelques accidents isolés, mais pose la question du rendement des doublures défensives.

Dans les colonnes de L’Équipe, l’ancien défenseur parisien Alain Roche s’est montré particulièrement lucide sur le cas Zabarnyi : « Il est là depuis un an mais je ne vois pas de progression. Il est dans une équipe dominatrice et peut-être que cette configuration ne lui convient pas. Dans les équipes qui subissent, tu es acculé sur ta surface, tu as onze joueurs qui travaillent et par son jeu de tête, son agressivité, il pouvait tenir. À Paris, tu attaques, tu joues sur la ligne médiane, tu as un latéral qui passe la moitié du temps devant, tu couvres des distances inhabituelles. C’est autre chose et le fait est qu’il n’y arrive pas. »

Toutes les recrues ne réussissent pas forcément au PSG2026 Icon Sport

Toutes les recrues ne réussissent pas forcément au PSG (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

Une concurrence quasi inexistante derrière les cadres

Ce constat met en lumière le manque cruel d’émulation dans ce secteur. L’axe central reste « la zone avec la densité la moins importante de l’effectif car derrière Marquinhos-Pacho, la relève n’est pas au niveau », appuie Roche. « Tous les ans, on dit que « Marqui » va partir mais il est costaud le bougre. » À gauche, le gouffre technique séparant un Nuno Mendes de ses suppléants temporaires renforce ce déséquilibre, même si Luis Enrique assure publiquement être « content de ses centraux et de ses gardiens ».

Au-delà des individualités, la faille prend une dimension tactique globale. Pour Alain Roche, le relâchement guette un groupe saturé de titres : « Il y a une problématique collective aussi, il va falloir qu’ils se remettent tous à défendre. Il y a trop d’erreurs de concentration. Après avoir tout gagné, vécu deux ans pleins presque sans coupure, la remise en route est compliquée […]. L’état d’esprit est bon mais à un moment, ça ne suffit pas. »

Le déplacement à Brest ce dimanche soir (20h45) arrive comme un premier test crucial, avant le Classique à Marseille. Après huit sorties de rang en concédant systématiquement l’ouverture, Paris a tout intérêt à réapprendre à verrouiller sa cage, sous peine de voir ses doutes défensifs lui coûter encore de précieux points en Ligue 1.