Quand Arthur Gea affrontait Botic Van de Zandschulp en interclubs neuf mois avant leur huitième à l'US Open

Quand Arthur Gea affrontait Botic Van de Zandschulp en interclubs neuf mois avant leur huitième à l'US Open

L'air toujours un peu triste et jamais bien dynamique, Botic Van de Zandschulp, désormais trentenaire, est un joueur souvent difficile à cerner et parfois très dur à battre. Son classement actuel (70e, pour un record à la 22e place mondiale en 2022) n'aura pas une grande importance au moment où Arthur Gea (87e) se mesurera à lui, avec en ligne de mire un quart en Grand Chelem.

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En 2024, le Néerlandais avait éliminé Carlos Alcaraz au deuxième tour de l'US Open avant de mettre fin quelques semaines plus tard à la carrière de Rafael Nadal, en Coupe Davis. En mars 2025, il a aussi surpris Novak Djokovic à Indian Wells. Il a déjà battu vingt top 20 et, pas plus tard que cet été, il a ajouté deux top 10 à son tableau de chasse : Daniil Medvedev (6e) à Montréal et Alex De Minaur (7e) il y a quatre jours.

« Arthur était vraiment là pour gagner le match, pas du tout pour se jauger ou prouver »

Thomas Laurent, partenaire de double d'Arthur Gea

Au moins, Gea ne partira-t-il pas en terrain inconnu. Si les statistiques officielles de l'ATP disent que ce sera ce lundi le premier duel entre les deux hommes, c'est parce qu'elles oublient qu'il y a eu en novembre dernier, bien loin de la furia de New York, une rencontre indoor d'interclubs entre Marignane et Loon-Plage. Et qu'en tant que représentant du club provençal, Gea, ce jour-là, a battu deux fois le Néerlandais. En simple puis en double, à chaque fois 10-7 au super tie-break.

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Aux premières loges, son partenaire de double Thomas Laurent (471e à l'ATP à son meilleur, en 2020) se souvient que « Van de Zandschulp avait quand même été un peu surpris (Gea était alors 230e), parce que dès le début, on avait vu qu'Arthur n'était pas là juste pour se tester ou voir où il en était par rapport à ce genre de gars. Il était vraiment là pour gagner le match, pas du tout pour se jauger ou prouver. C'est ce qui fait aussi sa force, mentalement : il ne fait pas trop de complexes, par rapport à personne. »

Capitaine de l'équipe de Marignane, Frédéric Ros ajoute : « Arthur avait déjà battu deux top 100 dans la campagne (Adrian Mannarino et Damir Dzumhur) et il voulait vraiment jouer le numéro 1 d'en face, en l'occurrence Van de Zandschulp. Le match avait été très accroché (7-6, 4-6, 10-7), mais on était convaincus qu'il allait gagner parce qu'il était déjà dans un système où on le voyait fort ; on a vu une telle évolution depuis la première journée... Bon, ce n'était pas le meilleur Botic du monde non plus. C'était un Botic de match par équipes. Arthur, par contre, était au taquet : des gars comme ça, il n'en avait pas joué des milliards. Il avait les dents longues. C'est vraiment ce qui le caractérise : il est toujours positif. »