On connaît le vainqueur de la primaire PS
Politique 11/10/2026 18:26 Actualisé le 11/10/2026 20:08
La primaire PS s’est terminée ce dimanche à 18 heures. Les résultats ont été annoncés dans la foulée.

SAMUEL BOIVIN / NurPhoto via AFP
Raphael Glucksmann photographié au mois de septembre (Photo by Samuel Boivin/NurPhoto) (Photo by Samuel Boivin / NurPhoto via AFP)
Quatre consonnes et trois voyelles, c’est le prénom de la surprise du jour : Raphaël Glucksmann sort vainqueur dès la première manche de la primaire PS. Avec 66,14 % des voix, le fondateur de Place Publique a plié le match, loin devant ses adversaires. Arrivé deuxième (mais avec un score insuffisant pour imposer un second tour), Olivier Faure a obtenu 14.48 % des suffrages, devant Ségolène Royal (7,62 %), Emmanuel Maurel (5,92 %) et Jérôme Guedj (5,38 %).
« Une victoire nette et sans bavure », se félicite auprès du HuffPost un soutien du vainqueur. Ainsi, la gauche dite « sociale-démocrate » tient son candidat pour la fonction suprême et peut désormais se consacrer pleinement à la campagne présidentielle.
Pour rappel, tous les candidats en lice se sont engagés à se ranger derrière le vainqueur. Dans son premier discours post-victoire, ce dernier a justement fait du rassemblement son maître mot. « Ma première responsabilité, c’est de rassembler toute la famille socialiste, de rassembler ensuite toute la famille de la gauche démocratique (...) », a-t-il martelé. « Nous allons nous unir pour partir au combat et empêcher les trumpistes, les poutinistes, les xénophobes et les démagogues de s’emparer de la République. »
Reste maintenant à Raphaël Glucksmann à concilier ses orientations avec celles de ses concurrents, avant de, pourquoi pas, tendre la main aux autres forces de gauche, hors LFI.
Un désaveu cinglant pour Faure
Pour l’heure, les écologistes n’ont pas arrêté leur stratégie en vue de la présidentielle et devront trancher au début du mois de décembre. L’eurodéputé et leader de Place publique aura aussi à composer avec l’ombre de François Hollande, qui ne cesse de peser en cette période de pré-campagne.
Sur le plan politique, cette issue sonne en revanche comme un cinglant désaveu pour Olivier Faure, qui sort indéniablement affaibli de cette séquence, accusant 50 points de retard sur le vainqueur. En sa qualité de Premier secrétaire du PS, le député de Seine-et-Marne pouvait effectivement espérer mieux en misant sur le vote « identitaire » socialiste. Il mesure aujourd’hui le faible niveau d’adhésion suscité par sa ligne politique auprès des sympathisants de son camp.
« Tu as su convaincre une majorité des votants et je respecte trop le processus démocratique de la primaire, que j’ai voulu, pour ne pas l’accepter avec sagesse », a-t-il dit face aux caméras après l’annonce du résultat.
« Nous gagnerons cette élection présidentielle par la gauche unie. Comme premier secrétaire, je continuerai d’y contribuer (...) Nous avons désormais un candidat, à nous tous de forger ensemble cet esprit de victoire », a-t-il dit dans une brève déclaration, rapporte l’AFP.
Ségolène Royal, qui se rangera également derrière le vainqueur, a eu la défaite moins élégante. « Le stagiaire a gagné la primaire, oui, malheureusement. Je félicite le gagnant, c’est la tradition », a-t-elle déclaré.
Sitôt annoncés, les résultats ont aussi provoqué les commentaires acerbes de la France insoumise. « Le PS ne s’est pas remis des 1,75 % d’Hidalgo. Il sort ce soir de la scène politique nationale en ne présentant pas de candidature issue de ses rangs à la présidentielle », a commenté le député LFI Paul Vannier, qui estime que Raphaël Glucksmann est désormais « prétendant au leadership au sein du bloc macroniste ».