Réseaux sociaux. « Aura farming » : que sont ces « batailles de charisme », une tendance qui gagne les rues ?

Réseaux sociaux. « Aura farming » : que sont ces « batailles de charisme », une tendance qui gagne les rues ?
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Ce qui était une tendance sur les réseaux sociaux est en train de conquérir les rues d’Amérique latine. Depuis le début de l’été, ces batailles insolites incarnent un mélange de la culture web actuelle et des battle de danse des années 90.

La rédaction -

Aujourd’hui à 19:16

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Quelque part entre la battle de danse et le concours de mimiques, il y a l'« aura farming ». Littéralement, une bataille de charisme dont l'origine vient du mot « aura », l'énergie dégagée par une personne, et « farming », de l'anglais « cultiver ». Née sur les réseaux sociaux, cette tendance consiste à s'affronter, en pleine rue au milieu d'une foule, à coups de poses, de gestes et de références empruntés à la culture internet. Le phénomène a déjà entraîné des rassemblements dans plusieurs pays d'Amérique latine, notamment au Mexique, en Argentine, au Brésil, au Pérou et en Bolivie, relate Le Progrès.

Les batailles d’aura, ou « aura farming », sont un pur produit de la culture web et du jeu vidéo : elles ont d’ailleurs commencé par des challenges en ligne, avant de migrer petit à petit vers des rencontres et des affrontements en présentiel. À l’origine, c’est sous la forme de commentaires sous des vidéos que sont attribués des scores d’aura : « 100 % aura » ou « +1 000 aura », en empruntant ce vocabulaire aux communautés gaming.

« Celui qui a le plus confiance en lui gagne »

Pour les participants, la maîtrise des références est donc de mise. Un « six seven » bien envoyé peut mettre un adversaire à terre, avant que celui-ci ne réplique par la célébration de but de Cristiano Ronaldo ou par une danse tirée du jeu vidéo Fortnite. Autour des concurrents, les spectateurs filment les performances, ensuite publiées sur TikTok. « Celui qui a le plus d'allure, qui se met le plus en avant, qui fait le plus rire et qui a le plus confiance en lui gagne », explique à l'AFP Aldhir Gonzalez, 22 ans, organisateur d'un concours à Mexico. Ce sont les vivats de la foule qui désignent le gagnant, même si un jury peut parfois aussi prendre la décision finale. Parmi les participants, des adolescents en grande majorité, entre 14 et 20 ans.

Car le but de ces compétitions est avant tout social, même si à la clé, parfois, se trouve une récompense sonnante et trébuchante. À Mexico City, Kaled Rosales, grand vainqueur du jour avec son short et ses sabots à l’effigie de Flash McQueen, aura remporté 3 000 pesos, soit environ 150 euros. Mais ce n’est pas toujours le cas : en Argentine, le vainqueur est récompensé par « une aura infinie. » Pour Kaled Rosales, ce n’est pas le plus important : « Plus que pour un prix, je le fais pour m'amuser et me changer les idées. »

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