Dans la presse - Révélations de Mediapart: "Jordan Bardella dans l'extrême droite ligne de Jean-Marie Le Pen"

Dans la presse - Révélations de Mediapart: "Jordan Bardella dans l'extrême droite ligne de Jean-Marie Le Pen"

A la Une de la presse, ce mardi 29 septembre, les réactions aux révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués au président du RN, Jordan Bardella. La condamnation par contumace, hier, en Italie, de trois officiers égyptiens, à 10 ans de prison, pour le meurtre d'un étudiant italien il y a dix ans, au Caire. Le happy end de l’affaire « Maricarmen » en Espagne. Du foot. Et le désespoir des organisateurs de Mister Angleterre.

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A la Une de la presse, les réactions aux révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués au président du RN, Jordan Bardella entre 2013 et 2015.

Le site d’info dit avoir mis la main sur des échanges datant du début de sa carrière politique alors qu’il était un tout jeune militant du Front national, le futur RN 6 des propos relevant d’un «antisémitisme obsessionnel», selon Mediapart, dont Jordan Bardella conteste les informations.

Pour la presse de gauche, pas de doute. L’Humanité voit dans ces révélations «la preuve que derrière la dédiabolisation, l’idéologie du parti des Le Pen n’a pas changé», d’où le photomontage à la Une des visages de feu Jean-Marie Le Pen et Jordan Bardella. Le quotidien communiste ne croit pas au «philosémitisme» affiché aujourd’hui par un parti «fondé par des héritiers de Vichy et longtemps dirigé par un antisémite notoire», Jean-Marie Le Pen. Le journal évoque «une imposture» «balayée» par les révélations de Mediapart. Jean-Marie Le Pen, Bardella, même combat? Le dessin de Coco, publiée par Libération, montre Jordan Bardella, biberonné et sur les genoux de Le Pen père, qui s’était illustré, entre autres, par ses propos sur les «Durafour crématoires». «Impossible, assure Bardella. En 2013, je passais mon temps chez la nounou».

Libération s’est intéressé à une personnalité moins connue du RN: Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Dans ce parti où tout, décidément, se passe en famille, le mari de Marie-Caroline Le Pen, une des sœurs de Marine Le Pen, travaille dans l’ombre à la «dédiabolisation» du RN mais se nourrit aussi, du «terreau d’extrême-droite dont il est issu», selon Libé. Le journal raconte le parcours «en zigzag» de ce cadre chargé de ripoliner l’image du RN, mais a rendu hommage au militant d’extrême droite Quentin Deranque et à Gilles Soulas, un éditeur de textes négationnistes. «C’est vraiment un mec d’extrême droite avec une stratégie de divers droite», résume un ancien conseiller du RN. L’extrême-droite suite et fin, c’est aussi la décision de la mairie RN et Reconquête ! de Vierzon d’annuler une pièce intitulée «Amazonia» sur les conditions de travail et le parcours d'un salarié d'une plateforme de distribution… au motif qu’elle serait «clivante» et «politique». Le Figaro rappelle qu’en juin dernier, le metteur en scène Alexis Michalik avait déjà dénoncé la déprogrammation de sa pièce «Passeport» sur des parcours d'exilés par la municipalité RN de Castres.

En Italie, trois officiers égyptiens ont été condamnés par contumace, hier, à 10 ans de prison, pour le meurtre d'un étudiant italien il y a dix ans, au Caire. Dix ans après que la découverte, au bord d’une autoroute, du corps mutilé de Giulio Regeni, un étudiant qui travaillait sur le sujet sensible des syndicats, ses tortionnaires, des membres de la NSA, le service de sécurité intérieure, ont été condamnés. La Repubblica exprime son «soulagement» face à un jugement qui «démontre, selon lui qu'une démocratie fondée sur l'État de droit peut poursuivre et résister à la violence d'un régime revendiquant l'impunité». Il Manifesto, le journal communiste, salue le travail de la justice mais regrette que «le véritable instigateur (de ce meurtre), le régime d'Abdel Fattah al-Sissi», reste impuni, alors qu’il demeure «le principal responsable d'un système détenant des dizaines de milliers de prisonniers politiques dont la dignité humaine est bafouée, plongeant tout un pays dans un climat de peur, de pauvreté et de désespoir».

En Espagne, l’avocat de Maricarmen Abascal, l'octogénaire devenue le symbole de la crise du logement a annoncé hier son retour dans son appartement. El Pais précise que la société d’investissement qui l’avait expulsée de l’appartement qu’elle occupait depuis 70 ans accepte finalement qu’elle réintègre les lieux, et retrouve son loyer initial de 500 euros et non plus les 1600 exigés. Un happy end qui résulte d’une grande mobilisation et même de l’intervention du pape, qui a dénoncé, dans l’avion le ramenant de France «le système qui permet qu’une femme âgée soit expulsée de chez elle». «L’affaire Maricarmen» pourrait provoquer un «changement spectaculaire» en matière de politique du logement, selon El Pais, qui fait état d’une avancée sans précédent des négociations entamées depuis des mois au sein de la coalition gouvernementale, notamment sur l’amélioration de la protection des locataires et l’augmentation de la TVA sur les appartements touristiques.

L’autre bonne nouvelle du jour, en tout cas pour les Bleus, c’est leur victoire, hier soir, face aux Diables rouges, battus 1 à 0 en Ligue des nations. Une équipe de France largement renouvelée et séduisante et un but sublime en guise de «coup de grâce» signé Michael Olise à la 88ème minute. Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur des Bleus a donné leur chance à trois petits nouveaux, Jacquet, Diouf et Da Cunha, qui n’a pas boudé son plaisir: «Une première sélection, ce n'est pas rien. Il y a quelques années j'étais en deuxième division, donc ça montre que, quand tu travailles, quand tu ne lâches pas, les choses arrivent». Une déclaration citée par L’Equipe.

Beau trio en tout cas. Transition diabolique vers The Guardian, qui fait état du «désespoir» des organisateurs du concours de Mister Angleterre: à 13 jours de la finale, seuls 7 candidats sont inscrits - d’où la question: «Où sont passés les beaux gosses?». Une étude, citée par The Times, explique peut-être le problème à l’origine du concours de Mister Angleterre. Selon cette enquête, il apparaît que les hommes s'attribuent en général des notes plus élevées que les femmes concernant leur attrait physique - surestimation qui vaudrait aussi pour leur QI - mais que les Britanniques sont moins prétentieux que les autres nationalités. Un excès de modestie, en somme.

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