Roman. Liberté, j’écris ton « non »
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Expatrié en France, un jeune homme, rentré à Dakar pour enterrer son père, est confronté aux poids des traditions. Un premier roman, « L’âge de déplaire », convaincant.À Paris, Fadel est un homme libre, indépendant. Au Sénégal, il reste le cadet, soumis aux diktats de sa famille et des traditions religieuses. Alors que son père vient de disparaître, le voici pris en étau entre ses aspirations personnelles et le poids des responsabilités que ses aînés veulent lui faire porter.
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Un miroir tendu à son pays
D’une plume alerte, Abibou Diouf dépeint les tourments d’un individu que l’on n’imagine pas si éloigné de lui. Au fil des paragraphes, courts et percutants, c’est une société qui se dessine, un monde dont on fait partie où dont on s’exclut.
Violemment, si les plus vieux le décident. Doit-on se sacrifier pour ceux qui nous ont laissés tutoyer ce dont on rêve ou faut-il obéir aux traditions, fussent-elles archaïques et déconnectées ?
Fadel, partagé entre le devoir qui s’impose et son autonomie, va devoir choisir. Et l’auteur de tendre un miroir à son pays de naissance. Un portrait à la fois féroce et plein de tendresse, comme une crise d’adolescence tardive.
Celle qui pousse à s’affranchir avec un nœud dans la gorge. Un premier roman très prometteur, et l’un des coups de cœur de cette rentrée littéraire.
« L’âge de déplaire », par Abibou Diouf (Albin Michel), 19,90 €.
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