Saint-Apollinaire. La Chocolaterie de Bourgogne construit sa nouvelle manufacture
Quatre ans après avoir repris les destinées de la Chocolaterie de Bourgogne, René Loquet, le “Willy Wonka” de Dijon, savoure une nouvelle étape franchie dans le développement de son entreprise. Jeudi 24 septembre, le P-DG a réuni les élus et entrepreneurs locaux pour célébrer la pose de la première pierre de sa nouvelle manufacture.
Déjà largement sorti de terre, le bâtiment est situé à Saint-Apollinaire, au sein de l’écoparc Dijon-Bourgogne (rue Lescure). Il représente un investissement d’environ 2 M€. Sa livraison est espérée en décembre, avant un lancement de la production en mai 2027.
« C’est un moment d’une immense fierté », a lancé René Loquet. « Avec mes collaborateurs, nous savions qu’une autre voie était possible pour la Chocolaterie de Bourgogne. Une voie plus locale, plus familiale et aussi plus durable, avec des produits fabriqués et consommés près de chez nous. »
René Loquet, président-directeur général de la Chocolaterie de Bourgogne. Photo Nicolas Durdilly
Tripler la production
Ce nouvel outil doit permettre au dernier fabricant chocolatier industriel de la région de gagner en réactivité et en flexibilité. La manufacture fabriquera son propre chocolat – « moins d’1 % des chocolatiers le font » –, mais aussi ses spécialités : escargots, tablettes, bonbons et pâte à tartiner.
L’objectif est de tripler la production actuelle et atteindre un chiffre d’affaires annuel de 16 M€, lorsque le site sera en pleine capacité. L’effectif de la Chocolaterie de Bourgogne, actuellement composée de 15 salariés, devrait aussi augmenter. « Notre ambition interne est d’arriver à environ 50 collaborateurs », a dit le dirigeant.
Pour René Loquet, ce projet de relocalisation à Dijon était essentiel. « Ce que nos clients viennent chercher chez nous, ce n’est pas juste un chocolat, c’est surtout un morceau de patrimoine. Un petit peu de Bourgogne qu’on emporte chez ses amis ou ailleurs à l’étranger. »
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Jérôme Durain, René Loquet, François Rebsamen et Frédéric Goulier ont dévoilé la plaque symbolisant la pose de la première pierre du bâtiment qui abritera la nouvelle Chocolaterie de Bourgogne. Photo Nicolas Durdilly
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Jérôme Durain, René Loquet, François Rebsamen et Frédéric Goulier ont dévoilé la plaque symbolisant la pose de la première pierre du bâtiment qui abritera la nouvelle Chocolaterie de Bourgogne. Photo Nicolas Durdilly
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François Rebsamen, président de Dijon métropole. Photo Nicolas Durdilly
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Frédéric Goulier, maire de Saint-Apollinaire et vice-président de Dijon Métropole. Photo Nicolas Durdilly
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Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté Photo Nicolas Durdilly
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La Chocolaterie de Bourgogne est désormais installée dans l’écoparc Dijon-Bourgogne, rue Lescure à Saint-Apollinaire Photo Nicolas Durdilly.
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Jeudi 24 septembre, la Chocolaterie de Bourgogne a posé la première pierre de son nouveau site de production, rue Lescure à Saint-Apollinaire. Photo Nicolas Durdilly
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Jeudi 24 septembre, la Chocolaterie de Bourgogne a posé la première pierre de son nouveau site de production, rue Lescure à Saint-Apollinaire. Photo Nicolas Durdilly
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Jeudi 24 septembre, la Chocolaterie de Bourgogne a posé la première pierre de son nouveau site de production, rue Lescure à Saint-Apollinaire. Photo Nicolas Durdilly
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Jeudi 24 septembre, la Chocolaterie de Bourgogne a posé la première pierre de son nouveau site de production, rue Lescure à Saint-Apollinaire. Photo Nicolas Durdilly
La flambée du prix du cacao a bousculé le projet
La relocalisation n’a pourtant pas été sans difficultés. La flambée du prix du cacao a notamment fragilisé les marges de l’entreprise. « Nous avons failli abandonner le projet », reconnaît le P-DG. « Face à cela, nous avons choisi de construire progressivement notre outil de production. Le premier bâtiment sera bientôt en activité, avant l’ajout de nouveaux blocs au cours des prochaines années, notamment pour renforcer nos capacités de stockage. »
Enfin, René Loquet a indiqué que la manufacture serait ouverte au public grâce à des « ateliers chocolat » et des visites en production. « Nous préparons aussi des nouveaux produits pour répondre au défi climatique. L’été a été dur pour les commerces de l’agroalimentaire et nous y avons pas échappé. Il faut penser à une nouvelle offre. »