Sénatoriales: Bruno Bernard, ex-président de la métropole de Lyon, se présente avec une liste dissidente à gauche
Publié aujourd'hui à 13h12
Lire dans l'appL'écologiste et ex-président de la métropole de Lyon Bruno Bernard a annoncé vendredi 11 septembre sa candidature aux sénatoriales, alors qu'il y a déjà une liste à gauche menée par le sénateur écologiste Thomas Dossus.
L'ancien président de la métropole de Lyon, l'écologiste Bruno Bernard, a créé la surprise vendredi 11 septembre en annonçant sa candidature aux sénatoriales, alors qu'il y a déjà une liste à gauche menée par le sénateur écologiste Thomas Dossus.
"De nombreux grands électeurs de gauche et écologistes refusent de voter pour des listes intégrant des candidats qui ont entravé l'union à gauche lors des dernières élections municipales et métropolitaines", explique-t-il dans un communiqué commun avec sa colistière, Lucie Vacher. Bruno Bernard, qui briguait un second mandat à la tête de la puissante collectivité locale, a perdu en mars face à la candidate LR Véronique Sarselli en raison des divisions à gauche.
La France insoumise qui faisait partie de son exécutif avait fait, comme ailleurs, campagne en solo pour ce scrutin. Entre les deux tours, les tentatives de fusion technique, qui ont réussi au niveau de la ville de Lyon et permis au maire écologiste Grégory Doucet d'être réélu, ont échoué à la métropole.
Les négociations ont buté sur l'intransigeance du député LFI Gabriel Amard et de la socialiste Hélène Geoffroy, alors maire de Vaulx-en-Velin et vice-présidente de la métropole. Or, pour les sénatoriales, Hélène Geoffroy figure en deuxième position sur la liste officielle de la gauche menée par Thomas Dossus, et Gabriel Amard mène une liste insoumise.
Un "choix local", selon l'écologiste
"Beaucoup de grands électeurs de gauche ne voulaient voter ni pour la liste écologiste avec Hélène Geoffroy, ni pour la liste insoumise de Gabriel Amard", a expliqué Bruno Bernard à l'AFP, précisant que sa liste était "légitime, engagée et n'a demandé le soutien d'aucun parti".
Son annonce a été immédiatement condamnée par Thomas Dossus. "Affaiblir la gauche dans le Rhône par la division, ce n'est pas envoyer un message, c'est fournir un siège de plus à ceux qui sont en train de faire basculer le pays vers le pire", a-t-il écrit dans un communiqué.
Bruno Bernard a indiqué qu'il s'agissait d'un "choix local", à la suite d'un "accord déséquilibré" avec le PS, et "pas validé démocratiquement". Il a précisé s'être mis en retrait de son parti.
"Je risque d'être suspendu", a-t-il admis, soulignant cependant que d'autres personnalités écologistes, comme Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau, qui ont clairement manifesté leur soutien à d'autres candidats à la présidentielle que la candidate du parti Marine Tondelier, "ne l'ont pas été". Dans le département du Rhône, où il y a sept sièges de sénateurs à pourvoir, la droite part également en rangs dispersés avec quatre listes pressenties à ce stade.
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