Strasbourg. François Lenhardt, l’âme de la « Maison des Tanneurs », est décédé

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François Lenhardt, figure du restaurant « Maison des Tanneurs », à Strasbourg, est décédé ce samedi 24 octobre, à l’âge de 78 ans.

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Hier à 21:19 | mis à jour hier à 22:06

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François Lenhardt, devant la célèbre « Maison des Tanneurs », qu’il a si longtemps incarnée. Photo Cédric Joubert
François Lenhardt, devant la célèbre « Maison des Tanneurs », qu’il a si longtemps incarnée. Photo Cédric Joubert

Sa silhouette élégante était consubstantielle à l’institution de la « Maison des Tanneurs », source d'inspiration pour de nombreux artistes. La winstub strasbourgeoise la plus photographiée pleure la disparition de François Lenhardt.

La bâtisse, plusieurs fois centenaire, se dresse au bord des canaux de la Petite-France. Elle abrite depuis 1949 un restaurant du même nom, créé par huit familles de viticulteurs alsaciens, quatre Bas-Rhinois, quatre Haut-Rhinois.

« Immense professionnalisme »

En 1956, la « Maison des Tanneurs » est revendue à la famille Behe, qui tenait une brasserie place Kléber. François Lenhardt appartenait à ce cercle, il était le petit-fils de Josèphe et Marthe. Il vient de s’éteindre, ce samedi 24 octobre, à l’âge de 78 ans. Cette figure de la restauration strasbourgeoise, élégante et sympathique, avait pris la suite de sa mère, Gabrielle, en 1972.

La disparition de François Lenhardt suscite une émotion certaine dans la ville. La maire Catherine Trautmann a salué cette « figure emblématique », connue pour « sa discrétion légendaire », son « élégance » et son « immense professionnalisme ». L'établissement, adresse incontournable, est à la fois « lieu de mémoire et de transmission », temple de l’hospitalité. Une sorte de navire amiral de la gastronomie alsacienne dont François Lenhardt tenait la barre avec une grande classe. L’Union des métiers de l’industrie hôtelière du Bas-Rhin (Umih 67), rend hommage à « un homme passionné » et à un « grand restaurateur ». Pour Jean-Philippe Vetter, conseiller municipal d'opposition à Strasbourg et candidat aux Municipales de mars, l'homme incarnait « une certaine idée de l’Alsace, ce goût du travail bien fait, cette recherche de la qualité, sans jamais chercher à se mettre personnellement en avant ».

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