En direct Tarn. Affaire Jubillar : les fouilles reprennent après la découverte d'ossements dans le Tarn

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Nouvelles fouilles ce vendredi, au lendemain de la découverte d'ossements dans un champ de Mailhoc (Tarn) sur les indications de Cédric Jubillar. Le procès en appel de Cédric Jubillar, prévu à partir du 21 septembre, est désormais incertain. Suivez notre direct.

La rédaction -

Aujourd’hui à 08:39 | mis à jour aujourd’hui à 08:50

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Les ossements découverts jeudi dans un champ de Mailhoc (Tarn) sur indication de Cédric Jubillar, sont désormais entre les mains de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise (Val d'Oise), pour identification formelle. Les fouilles se poursuivent sur le site, jamais exploré jusqu'ici.

Les analyses pourraient aussi éclairer les circonstances de la mort de l'infirmière de 33 ans, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Condamné pour meurtre en octobre 2025, Cédric Jubillar reconnaît désormais être responsable de la mort de son épouse, mais nie toute intention criminelle. Il devait être rejugé en appel à partir du 21 septembre : ses récents aveux et la découverte du corps posent la question du calendrier judiciaire. 

Pour les proches de Delphine, l'heure est au recueillement et à l'espoir d'une sépulture, plus de cinq ans après sa disparition

  • Des ossements ont été retrouvés jeudi dans le Tarn à l'emplacement indiqué aux enquêteurs par Cédric Jubillar pour retrouver le corps de son épouse Delphine. Photo AFP/Lionel Bonaventure

    Des ossements ont été retrouvés jeudi dans le Tarn à l'emplacement indiqué aux enquêteurs par Cédric Jubillar pour retrouver le corps de son épouse Delphine. Photo AFP/Lionel Bonaventure

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  • Des ossements ont été retrouvés jeudi dans le Tarn à l'emplacement indiqué aux enquêteurs par Cédric Jubillar pour retrouver le corps de son épouse Delphine. Photo AFP/Lionel Bonaventure

    Des ossements ont été retrouvés jeudi dans le Tarn à l'emplacement indiqué aux enquêteurs par Cédric Jubillar pour retrouver le corps de son épouse Delphine. Photo AFP/Lionel Bonaventure

  • Delphine Jubillar avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Photos EBRA/DR

    Delphine Jubillar avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Photos EBRA/DR

  • Cédric Jubillar a été condamné en première instance à 30 ans de réclusion. Photo Sipa/J.M. Haedrich

    Cédric Jubillar a été condamné en première instance à 30 ans de réclusion. Photo Sipa/J.M. Haedrich

  • La maison du couple Jubillar, à Cagnac-les-Mines. Photo d'archives EBRA/X.F.

    La maison du couple Jubillar, à Cagnac-les-Mines. Photo d'archives EBRA/X.F.

Suivez notre direct : 

  • 08:07

    Les ossements vont-ils permettre d'en savoir plus sur la façon dont est morte Delphine ?

    Plusieurs étapes sont nécessaires pour « faire parler » les ossements. Déjà, un médecin légiste est sur place, pour étudier l'environnement du corps : la terre, les insectes, les vêtements, d'éventuels objets, etc.

    Puis les os seront analysés et radiographiés. Mais il sera compliqué de déterminer s'il y a bien eu étrangelement ou étouffement. Malgré la « disparition des masses musculaires, des poumons et des organes », « si on a la chance de trouver le larynx où il y a deux cartilages (...) on peut voir s'ils ont été touchés, fracturés, ou pas », explique Mounir Benslima, médecin légiste, à franceinfo. « Je ne dirais pas que c'est mission impossible, mais mission difficile. »

  • 07:55

    Les fouilles se poursuivent aujourd'hui

    Les fouilles se poursuivent ce vendredi. Les gendarmes indiquent que « le dispositif est similaire aujourd'hui, mais sans les cinq équipes cynophiles ».

  • 07:47

    Comment vont être analysés les ossements ?

    Les ossements retrouvés doivent être envoyés aujourd'hui à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), situé à Pontoise (Val-d'Oise). 

    « La première étape est de savoir s'ils appartiennent à un humain ou à un animal. Un anthropologue, dont c'est la spécialité, peut le dire juste à l'observation. Mais on va surtout analyser la quantification humaine contenue dans ces ossements, si les os appartiennent à un animal, on sera à 0 », explique à franceinfo Manuel Quinquis, expert en criminalistique et en empreintes génétiques à l'Institut génétique Nantes Atlantique.

    Des prélèvements sont ensuite effectués, afin d'obtenir un « profil génétique interprétable », qui sera alors comparé à celui de Delphine Aussaguel.

    Les résultats, selon l'état des ossements, peuvent être connus au mieux en 24 à 48h.

  • 07:34

    Cédric Jubillar aurait enterré Delphine « à mains nues »

    Selon Le Parisien, Cédric Jubillar aurait enfoui le corps de Delphine à mains nues. Lors de ses aveux, il aurait expliqué ne pas avoir utilisé d'outil pour enterrer le cadavre, « profitant de la souplesse de la terre ». Les deux fémurs auraient d'ailleurs été retrouvés « à quelques centimètres seulement sous la terre sèche ».

  • ANALYSE

    Procès en appel : un travail considérable entre analyses et nouvelles auditions

    À cette heure, le procès en appel de Cédric Jubillar reste prévu du 21 septembre au 16 octobre. La présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne, chargée d’organiser l’audience, n’a pas annoncé de report de ces dates. Mais le travail à fournir d’ici là est désormais considérable.

    >> Lire notre article : Affaire Jubillar : après la découverte d'ossements et les aveux de Cédric, le procès en appel reporté ?

  • 07:15

    Pour les gendarmes, « il y a une stratégie derrière » la nouvelle défense de Cédric Jubillar

    Le changement de ligne de défense de Cédric Jubillar, « c'est la confirmation que les enquêteurs étaient dans le vrai et que l'instruction a été bien menée, contrairement à ce que disaient les avocats de Cédric Jubillar », souligne un haut gradé de la gendarmerie qui requiert l'anonymat. « On imagine qu'il y a une stratégie derrière » en vue du procès, ajoute-t-il.

    Lors de ses aveux, « Cédric Jubillar est revenu sur les circonstances du drame » qui a coûté la vie à l'infirmière de 33 ans à Cagnac-les-Mines (Tarn) en décembre 2020, et « sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est dégradé, sur les tensions très fortes qu'il y avait de part et d'autre », a expliqué son avocat Me Pierre Debuisson. Il a aussi évoqué « l'élément déclencheur qui a fait qu'à un moment donné, il a été inondé et submergé par une émotion qui l'a dépassé, extrêmement forte, et qui a provoqué un passage à l'acte irréfléchi », a poursuivi l'avocat.

  • 07:08

    Le procès en appel pourra-t-il se tenir le 21 septembre ? 

    La tenue du procès à partir du 21 septembre à Toulouse semble incertaine. Les avocats de la défense jugent « impossible » que le procès en appel se tienne comme prévu, un avis partagé par l'avocat des enfants.

  • 07:04

    Un « soulagement » pour les enfants du couple

    Pour Laurent Boguet, avocat des enfants du couple, la découverte du corps est un « soulagement », elle va permettre une sépulture, un deuil et apporter des réponses aux enfants, en particulier à Louis, le fils aîné des Jubillar, qui avait 6 ans au moment de la disparition de sa mère.

    Et les aveux de Cédric Jubillar « éclairent différemment le dossier », après « les tergiversations et les mensonges », poursuit-il.

    Incarcéré à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, Cédric Jubillar s'est vu retirer en décembre l'autorité parentale sur ses deux enfants, onze et six ans, confiés par la justice à leur tante maternelle.

  • 07:02

    Au moins deux fémurs retrouvés

    « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de (Delphine) Aussaguel », à une douzaine de kilomètres d'Albi, a indiqué hier le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet.

    Les ossements, dont deux fémurs selon un avocat des parties civiles, doivent être acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour être analysés, afin d'établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.

  • 07:00

    Ce qu'il faut retenir de la journée de jeudi

    • Des ossements ont été découverts jeudi dans un champ de la commune de Mailhoc, dans le Tarn, à une dizaine de kilomètres du domicile des Jubillar à Cagnac-les-Mines, sur les indications de Cédric Jubillar lui-même. Il s'agit « d'ossements qui pourraient être des ossements humains », selon le procureur général de la cour d'appel de Toulouse, Nicolas Jacquet. Deux fémurs figurent parmi les restes retrouvés, enterrés sous un monticule de terre à proximité d'une bâtisse abandonnée. Ce terrain n'avait jamais été fouillé lors des nombreuses opérations menées depuis près de six ans.
    • Les ossements doivent être acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, à Pontoise, dans le Val-d'Oise, pour établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Aussaguel. Des comparaisons génétiques seront menées avec les prélèvements de référence réalisés auprès de sa famille. Les analyses pourraient également éclairer les circonstances de sa mort, une question centrale alors que la défense conteste la qualification de meurtre.
    • Le dispositif engagé était considérable. Plus d'une centaine de militaires ont été déployés sur place, dont la section de recherches de Toulouse, l'IRCGN, cinq équipes cynophiles spécialisées dans la recherche de restes humains et une équipe de lutte anti-drones. Cédric Jubillar, extrait de la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses où il est incarcéré à l'isolement, était présent pour guider les enquêteurs. Il s'est montré « très coopératif » lors de son audition de la veille, selon une source proche du dossier.
    • Son avocat, Me Debuisson, a confirmé que son client reconnaît être à l'origine de la mort de son épouse et exprime de « très forts regrets ». Il a décrit un « dénouement inattendu » et un « grand soulagement pour tous ». La défense juge désormais « impossible » la tenue du procès en appel prévu le 21 septembre à Toulouse, un avis partagé par Me Laurent Boguet, l'un des avocats des enfants. Selon ses conseils, Cédric Jubillar n'aurait « jamais eu l'intention de tuer son épouse », laissant entendre qu'ils plaideront des coups mortels sans intention de donner la mort plutôt qu'un meurtre.
    • Du côté des proches, l'émotion domine. L'avocate des enfants, Me Malika Chmani, a évoqué une « nouvelle difficile à encaisser » tout en estimant qu'ils allaient pouvoir « entamer un deuil », insistant sur la nécessité de leur laisser du temps. L'oncle de Delphine s'est dit « dévasté » et « complètement retourné », espérant pouvoir organiser une sépulture une fois l'identification confirmée. Pour un haut gradé de la gendarmerie, ce revirement est « la confirmation que les enquêteurs étaient dans le vrai ».
  • 07:00

    Bienvenue sur ce direct consacré à l'affaire Jubillar

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