Témoignages. « Je dépasse les 100 euros » : avec la hausse des prix des carburants, les automobilistes asphyxiés

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À la pompe, la hausse des prix se fait durement sentir. Avec un litre de diesel ou de sans-plomb autour de 2,40 euros en moyenne, le coût du plein pèse de plus en plus lourd dans le budget des automobilistes.

La rédaction -

Aujourd’hui à 20:15 | mis à jour aujourd’hui à 20:35

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« C’est tellement cher que je ne regarde même pas le prix, ça me fait trop peur. » En France, la flambée des prix se poursuit dans les stations-service, atteignant même de nouveaux records lundi. Le gazole est affiché à 2,41 euros le litre en moyenne, le SP95-E10 à 2,18 euros, au-dessus de son précédent pic atteint en 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine, et le SP98 à 2,28 euros en moyenne.

Pour les automobilistes, cette hausse se fait directement sentir sur le budget. « J’étais persuadé d’en avoir pour 100 euros et en fait… », constate un automobiliste en pointant la borne de la station-service, qui affiche 130 euros. « En moyenne, je fais 2 000 km par mois à titre professionnel et 1 500 km à titre personnel, donc il faut vraiment être plus attentif aux prix qui bougent », explique-t-il. Si certains ont fait le choix d’avoir un véhicule roulant au GPL, spécialement pour ne pas subir le prix de l’essence, d’autres se retrouvent piégés par cette flambée. « C’est la première fois que je dépasse les 100 euros sur mon véhicule », témoigne un automobiliste.

« Il y a des trajets que j'annule »

Alors que la facture s’alourdit pour les Français en cette rentrée 2026, la hausse des prix des carburants pèse directement sur les dépenses du quotidien et le pouvoir d’achat, quitte à générer des privations. Chaque jour, cette dépense supplémentaire devient plus difficile à absorber. « Il y a des trajets que je ne fais plus, comme par exemple aller promener mes enfants. Maintenant, j’annule ou je choisis des parcs accessibles à pied. » Pour d’autres, ce sont les loisirs qui passent à la trappe. « On diminue tout ce qui est loisir, plaisir, les restaurants ou même les activités pour les enfants, on n’a pas le choix », commente un autre automobiliste.

Mais pour certains, impossible d’alléger leurs trajets. Entre les déplacements pour aller travailler, les courses ou les trajets du quotidien, la voiture reste indispensable et les pleins ne peuvent pas être réduits davantage. Beaucoup évoquent une vie devenue trop chère, alors que les salaires et les aides ne suivent pas pour compenser. « Il faudrait que les gens sortent dans la rue, ça ne peut plus continuer comme ça. On a l’impression d’être des vaches à lait. »

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