Test du BenQ Creative Pro PD2732U : un moniteur 4K de 27 pouces qui mise tout sur les couleurs
Annoncé au début du mois de juillet 2026 et lancé le 27 du même mois, le PD2732U est le dernier arrivé dans la gamme Creative Pro de BenQ. Il s'agit d'un moniteur vendu 700 € qui cible les graphistes et ceux ayant besoin de travailler avec des couleurs fidèles dans un environnement contrôlé. Plus concrètement, c'est une dalle 4K (3 840 x 2 160) d'une diagonale de 27 pouces, un format devenu classique avec le temps. BenQ nous en a envoyé un exemplaire quelques jours, l'occasion de vous en proposer un test complet.

Un moniteur sobre
Côté physique, il n'y a pas beaucoup de choses à dire. Le moniteur de BenQ est en plastique, avec des bordures fines sur le haut et les côtés, et un menton un peu plus épais. Les plastiques sont de bonne qualité et ne craquent pas. Il n'a pas l’aspect plus luxueux des modèles Apple en aluminium, mais il ne démérite pas.

L'écran pèse 8,56 kg avec son pied, doté d'une base en métal, et il est compatible VESA (100 x 100) sans devoir le choisir lors de l'achat comme chez Apple. Au niveau du positionnement, on peut le faire pivoter légèrement vers la gauche et la droite (15°), l'incliner (5° vers le bas, 20° vers le haut) et le régler en hauteur (115 mm entre la position la plus basse et la plus élevée). C'est dans la moyenne et suffisant pour un bureau standard. Il est aussi possible de passer en mode portrait (90°), et l'application permet de forcer l'orientation sous macOS.

L'alimentation est intégrée dans le moniteur, qui se branche donc au secteur avec une prise IEC. Au niveau de la consommation, nous avons mesuré au maximum 45 W (à 100 % de luminosité en HDR), mais il peut nécessiter un peu plus si vous connectez des périphériques USB sur le hub ou si vous ravitaillez un ordinateur portable (jusqu'à 90 W).
Parlons de l'image
L'écran de BenQ utilise une dalle en technologie IPS, un choix assez classique. L'IPS a un gros avantage, des angles de vue très large, mais un défaut, un contraste un peu faible, aux alentours de 1000:0 (nous avons mesuré seulement 430:11). C'est une solution qui rend les zones noires un brin grisâtres, comme les bandes en haut et en bas de l'écran dans certains films. En contrepartie, l'IPS offre souvent un bon rendu des couleurs, et c'est aussi historiquement une des raisons du choix de cette technologie.
Sur les autres paramètres liés à la dalle, on peut noter que la fréquence de rafraîchissement est bloquée à 60 Hz, ce qui est un peu dommage en 2026. Il n'y a pas de rafraîchissement variable, malheureusement, et les plus pointilleux détecteront donc des micro-saccades sur les vidéos à 50 Hz (issue de contenus européens) ou les films à 24 Hz. Ce n'est pas totalement rédhibitoire, et les écrans plus rapides restent en réalité assez rares en dehors du monde des joueurs.

La luminosité maximale de l'écran de BenQ est de 400 nits selon la marque, nous avons mesuré 325 nits en mode HDR sous macOS, une valeur là aussi assez classique. Pour un usage professionnel, c'est largement suffisant : on recommande généralement entre 120 et 150 nits pour le travail. Si les valeurs supérieures sont importantes pour les ordinateurs portables, parfois employés à l'extérieur, elles le sont moins ici.