"The Descent", "La colline a des yeux", "The Stuff" : trois visages de l’horreur à redécouvrir aujourd’hui en vidéo

"The Descent", "La colline a des yeux", "The Stuff" : trois visages de l’horreur à redécouvrir aujourd’hui en vidéo

Si le support physique a perdu la bataille de la diffusion domestique des films depuis la multiplication des plateformes de visionnage, il l’emporte toujours auprès des amoureux du cinéma, pour ce qui est de la qualité, la curiosité, l’originalité. Cette fois, trois visages de la peur…

En 2005, le réalisateur britannique Neil Marshall signait The Descent et il n’a pas fait mieux depuis. Mais ça n’était pas rien, c’était, et c’est encore, un grand film d’horreur, pour ne pas dire un chef-d’œuvre. On y suit un groupe de six copines sportives en virée pour un week-end spéléologie dans les Appalaches. Non seulement elles se lancent dans l’exploration d’une grotte inconnue, avec tous les risques que cela comporte, mais celle-ci s’avère habitée par des choses, des êtres qui n’ont pas grand-chose d’humain…

Jouant avec une habileté remarquable entre un premier degré horrifique (cette obscurité ! cette claustrophobie !) et une dimension métaphorique à sens multiples, The Descent n’a rien perdu de son efficacité. Pathé le propose en version restaurée 4K dans un combo 1 UHD + 2 Blu-ray, rempli de suppléments documentaires éclairants. Dans le noir, ce n’est pas sot.

La colline a des yeux, et voit double

Plus daté que The Descent mais indéniablement culte, La Colline a des yeux de Wes Craven poursuivait trois ans après Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, la révolution du cinéma d’horreur américain. On y suivait les mésaventures des Carter, une famille typique américaine, en route pour la Californie tombant en panne avec son camping-car au milieu d’un désert, auparavant utilisé pour des essais nucléaires… Évidemment, le désert était peuplé de tarés dégénérés prêts à tout pour un peu de viande fraîche ! Plus que le survival craspec, dérangeant y compris pour sa facture sale et fauchée, le film vaut aujourd’hui pour la fable féroce qu’il constitue sur la violence intrinsèque au rêve américain qu’un peu de "contrariété" fait exploser.

Carlotta le propose dans une édition prestige UHD + Blu-ray que l’on aurait plus imaginée pour un chef-d’œuvre impérissable (ce qu’il n’est pas forcément) mais on ne boude pas son plaisir car le coffret est remarquable, bourré de suppléments intéressants. Il est assorti d’un livre de 100 pages signés de la Marc Toullec (un ancien de Mad Movies, un bon), de divers goodies, et surtout de la suite tardive La colline a des yeux 2, moins politique mais divertissante.

Un bidule addictif

Figure éminemment sympathique (et talentueuse) du cinéma de genre américain, le scénariste, producteur et réalisateur Larry Cohen est le créateur de la série Les envahisseurs (David Vincent, le petit doigt, tout ça…) et l’auteur d’une vingtaine de séries-B épatantes, souvent très satiriques. Parmi celles-ci, The stuff (1985) : une étrange substance blanche et crémeuse, baptisée "The Stuff" (le bidule), est commercialisée à travers les États-Unis.

Comme elle est (violemment, horriblement) addictive et toxique, un groupe de citoyens tente d’éradiquer le produit. Relecture de L’invasion des profanateurs de sépultures, The stuff est une satire du consumérisme, de la publicité et de notre soumission à la malbouffe, qui refuse de choisir entre horreur et comédie, et n’en est pour cela que plus savoureuse (contrairement au Stuff, beurk !). Rimini le propose pour la première fois dans sa collection de référence Angoisse, dans une superbe édition Blu-ray + DVD, accompagnée d’un documentaire de près d’une heure, ainsi que d’un livret signé du décidément incontournable Marc Toullec.