Après un match fou, Perpignan s'offre Castres sur ses terres avec brio

Après un match fou, Perpignan s'offre Castres sur ses terres avec brio

Perpignan réalise la belle opération en s'octroyant le succès face à Castres au stade Aimé-Giral (43-29). Durant un duel offensif à souhait, les Catalans ont su résister au retour des Tarnais avec six essais à leur actif pour remporter ce premier match à domicile synonyme d'une USAP en bonne santé en ce début de saison. 

Attente immense, stade comble, chaleur encore présente, tous les ingrédients étaient réunis pour mettre en exergue ce Perpignan/Castres dans le cadre de cette deuxième journée de Top 14 au stade Aimé-Giral. Alors que les Catalans avaient bien figuré à Paris la semaine auparavant, une certaine confirmation était souhaitable pour chasser les démons de l'exercice précédent. Du côté des Tarnais, l'espoir d'un bon résultat en Catalogne était recherché après avoir sécurisé la victoire face à Vannes lors de la journée inaugurale. Alors qu'Aucagne ouvrait le score pour les siens (3-0, 4e), c'étaient bien les Tarnais qui profitaient d'une bonne action au pied des poteaux, concrétisée par Arata, attentif, pour inscrire le premier essai de l'après-midi (3-5, 10e).

Pour cette deuxième journée, Lyon a frappé un grand coup face au Racing. Dans le même temps, le MHR s'est rattrapé à La Rabine. Clermont et l'Usap ont décroché leur premier succès de la saison alors que Pau a assuré le spectacle. pic.twitter.com/4W3ZXPdODA

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) September 12, 2026


Rapidement, les locaux prenaient des initiatives et Garbisi profitait de plusieurs fixations au près pour s'ouvrir le chemin de l'essai sans opposition (10-5, 16e). Dominateurs, les hommes de Laurent Labit passaient par un ballon porté d'école pour faire fructifier leur avance, avec Montgaillard à la conclusion (17-5, 21e). Le Brun réduisait bien la marque après une position illicite de Madeira au sol (17-8, 24e), mais Perpignan en avait encore sous la semelle. Forner, encore étincelant, marquait en bout de ligne après une série de passes dans un timing parfait au large (24-8, 27e). Castres retrouvait le sourire par Watson, auteur d'un essai en force sur un maul à l'avantage des visiteurs dans la foulée (24-15, 31e). Aucagne avait bien l'opportunité d'aggraver le score pour les siens, mais un drop (38e) et une pénalité (40e) n'étaient pas réussis auprès de cette espérance et d'une rencontre encore indécise.

Le banc de touche catalan symbolisé par Yato

Les locaux se mettaient dans de bonnes dispositions par la suite, avec Aucagne qui marquait après une belle action dans la ligne et une conservation digne de ce nom (31-15, 48e). Castres se rebiffait par un ancien de la maison catalane, avec Cocagi qui prêtait main-forte à ses avants avant de s'extirper pour surprendre la défense adverse (31-22, 52e). La rencontre s'emballait, ainsi que son scénario, avec Ringuet auteur d'un nouvel essai pour les Tarnais suite à une action massive des avants au près et une remontée au tableau d'affichage plus que flagrante (31-29, 63e). Mais Perpignan a aussi misé sur son banc de touche, et Yato s'est transformé en sauveur à deux reprises avec un doublé, ressemblant tellement à son activité, aux 71e (36-29) et 76e (43-29) pour mettre les siens à l'abri, malgré une activité des visiteurs toujours aussi intense.

Perpignan peut avoir le sourire ! Si la pression n'était pas non plus écrasante, l'obligation de résultat était tout de même dans toutes les têtes afin de démontrer une certaine progression dans plusieurs secteurs de jeu. Face à des Tarnais accrocheurs et déterminés, les hommes de Laurent Labit ont misé sur l'alternance autant que sur la capacité à transformer le jeu à bon escient avec un finish épatant. De quoi rassurer un club en quête de hauteur, qui a pris un peu plus de confiance en ce jour avant d'aller affronter Montpellier sur ses terres.

Castres a fini par flancher ! Pourtant dans le vrai dans les secteurs du combat et parfois des initiatives, le CO s'est englué progressivement dans l'approximatif alors que les opportunités furent réelles durant ce duel. En mal de réalisme, les hommes de Xavier Sadourny ont parfois confondu vitesse et précipitation dans leurs moments forts et repartent avec des regrets de ce voyage en Catalogne malgré une approche comptable. Réplique attendue lors de la prochaine journée avec la réception de Toulon au stade Pierre-Fabre.

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