Tour de France 2026. Deux tops 5 mais pas de victoire d'étape : le bilan en demi-teinte du cyclisme français
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Deux tops 5 mais pas de victoire d’étape : le bilan en demi-teinte du cyclisme …
Pour la première fois depuis 1999, et pour la troisième fois de l’histoire, aucun Français n’a remporté d’étape sur ce Tour de France. Trois Tricolores sont malgré tout parvenus à se hisser dans le top 10 du général (Paul Seixas, Lenny Martinez, Jordan Jegat) : une performance qui sauve les meubles.
Hugo Girard -
Hier à 20:00 | mis à jour hier à 20:34
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Les Français alignés sur ce Tour de France se sont longtemps accrochés à l’idée que “tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir”. Mardi dernier encore, Guillaume Martin-Guyonnet invitait à « faire les comptes après le dernier tour des Champs-Élysées ». La folle étape parisienne de dimanche est dans le rétroviseur, la Grande Boucle 2026 n’est plus. Et, donc, ce constat : pour la première fois depuis 1999, et pour la troisième fois de l’histoire (1926), aucun coureur du cru n’a levé les bras cette année.
Si Lenny Martinez et Paul Seixas sont les seuls à s’être hissés dans le top 3 d’une étape (le premier a terminé 2e à l’Alpe d’Huez, le second 3e au Lioran et au Markstein), de nombreux autres espéraient briller par ci, par là. C’est le cas de Romain Grégoire, maillot tricolore sur les épaules et dans le coup lors du week-end inaugural en Catalogne (7e de la 2e étape), mais très vite occis. Citons également Kévin Vauquelin, hors de forme au début et à la fin du Tour, mais deux tops 10 au compteur (6e à Foix et à Belfort). Alex Baudin n’est lui pas passé loin de monter sur le podium (4e à Ussel), avant d’épauler son leader Richard Carapaz. Valentin Paret-Peintre, enfin, a lâché trop de forces dans la bataille pour le maillot à pois pour espérer décrocher un deuxième succès sur le Tour de France.
Groupama-FDJ United plus que jamais dans la zone rouge
Dans la lignée de ces performances plus que contrastées, certaines équipes françaises ont vécu un mois de juillet morose. Groupama-FDJ United s’est un peu montrée (avec, notamment, Clément Braz-Afonso et Martin-Guyonnet), s’est parfois retrouvée placée (cinq tops 10 pour Clément Russo), mais n’est jamais passée proche de mettre fin à ses sept années de disette (aucun succès sur le Tour depuis 2019). Un échec pour la formation tricolore qui, au passage, glisse au 22e rang du classement par équipes de l’UCI… Loin de la 18e place, la dernière à garantir une place en World Tour à la fin du cycle 2026-2028, et qu’occupe désormais Cofidis. L’équipe basée dans le Nord, seulement aperçue lors de certains sprints avec le Belge Milan Fretin, a globalement traversé le Tour de France dans un quasi-anonymat et se retrouve, elle aussi, plus que jamais en danger.
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Tout n’est pas à jeter non plus. Trois Français se sont hissés dans le top 10 du général (Seixas 4e, Martinez 5e et Jegat 10e), et c’est seulement la troisième fois que cela arrive au XXIe siècle (après 2014 et 2022). Pour le mieux classé, benjamin de ce Tour de France (19 ans), l’avenir s’annonce radieux. D’autant plus que son équipe, Decathlon CMA CGM a, elle aussi, joué dans la cour des grands pendant trois semaines, avec Nicolas Prodhomme et Aurélien Paret-Peintre en équipiers modèles.
Martinez se révèle leader, Jegat confirme
Pour son quatrième Grand Tour, Lenny Martinez (23 ans, Bahrain-Victorious) a prouvé à sa formation qu’il avait les épaules pour assumer un rôle de leader sur un Grand Tour. Ce qui pourrait lui permettre de viser encore plus haut à l’avenir, notamment sur un Tour d’Italie ou sur un Tour d’Espagne. Jordan Jegat, enfin, est le seul coureur avec Tadej Pogacar à s’être hissé dans le top 10 des deux dernières éditions. Le Breton de 27 ans – souvent bien épaulé par le débutant Nicolas Breuillard – a beau évoluer chez TotalEnergies, une équipe de 2e division aux moyens réduits et dont l’avenir est plus que flou, sa performance mérite d’être saluée. Quelques éclaircies, donc, dans un Tour de France maussade.