Tour de France 2027. Chronos, pentes raides... Pourquoi le tracé peut (un peu) rebattre les cartes ?

Tour de France 2027. Chronos, pentes raides... Pourquoi le tracé peut (un peu) rebattre les cartes ?

Ces dernières années, quand l’été faisait son retour et qu’il emmenait dans son sillage le Tour de France, une question en remplaçait déjà une autre. Au « Tadej Pogacar va-t-il remporter le maillot jaune cette année ? » très en vogue au début de la décennie, a succédé le « Quand est-ce que Tadej Pogacar va récupérer le maillot jaune ? » Personne n’ira jusqu’à dire que le Slovène ne sera pas le grand favori à sa propre succession sur le Tour de France 2027, dont le tracé a été dévoilé jeudi au Palais des Congrès de Paris. Mais le parcours de la prochaine Grande Boucle pourrait permettre à d’autres de rester un peu plus longtemps dans le jeu.

Christian Prudhomme promettait récemment « ne jamais dessiner un parcours pour ou contre un coureur ». Et puisque, de toute façon, le Tour de France ne peut pas se courir seulement à travers les plaines de France, de Navarre et, en 2027, de Grande-Bretagne, alors oui, le quintuple lauréat du maillot jaune peut logiquement rêver d’une sixième couronne historique. Pour autant, le tracé de la 114e édition ne devrait pas mettre le coureur sur un piédestal aussi tôt que d’habitude.

« Toutes les raisons de viser le maillot jaune » chez Red Bull

D’une part car les premières batailles entre les cadors se feront sur des efforts intenses, nerveux… et courts. Du pays de Galles (3e étape) au Creusot (8e étape) en passant par Plumelec (5e étape), la première semaine sera rythmée par ces difficultés difficilement contrôlables. « Autrefois, il fallait des efforts longs pour avoir des écarts. Aujourd’hui, c’est sur les pentes raides… et il y en aura partout », se satisfait Christian Prudhomme.

D’autre part, car deux contre-la-montre seront à disputer : le premier à travers les châteaux de la Loire (7e étape) et le second autour de Toulouse (16e étape), pour un total inédit sur le Tour depuis 2012 : 71 kilomètres. Bien sûr, Tadej Pogacar ne se présentera jamais en victime sur cet exercice. Mais Remco Evenepoel, 2e de l’édition 2026, n’a pas d’égal lorsque sonne l’heure de poser ses bras sur des prolongateurs. « C’est un tracé qui met en valeur nos points forts et nous donne toutes les raisons de viser le maillot jaune », pense même son directeur sportif chez Red Bull, Zak Dempster, qui ne devrait pas peiner à pousser le Belge à faire l’impasse sur le Giro.

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Pour Paul Seixas, qui apprécie aussi bien les bosses que les chronos, la première semaine n’a rien de cauchemardesque non plus. Moins à l’aise dans ces exercices, Jonas Vingegaard pourrait, a contrario, se retrouver en difficulté.

Mais peu importe l’identité de ses adversaires : lorsque se dresseront les premiers sommets (9e étape, Grand Colombier), puis dans les Alpes (10e et 11e étape, avec un double passage par la côte de Domancy), les Pyrénées (18e étape avec un triptyque Soulor-Tourmalet-Col du Portet puis 19e étape) et, de manière plus surprenante, les Cévennes (14e étape), Tadej Pogacar devrait, sauf imprévu – quid de sa forme après sa chute sur la Vuelta ? – se retrouver de nouveau seul sur sa planète. Tout le monde se poserait alors la même question : « Mais où s’arrêtera-t-il ? ».