Trop c'est trop : le public d'Anderlecht n'est plus derrière son équipe suite à l'élimination en Coupe, et on les comprend

Trop c'est trop : le public d'Anderlecht n'est plus derrière son équipe suite à l'élimination en Coupe, et on les comprend

Il y a quelque chose qui cloche à Anderlecht. Depuis la trêve internationale, cela ne va plus. "Off-day" sportif au Cercle, défaite à Zagreb et élimination en Coupe. Les Anderlechtois n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et le championnat pour espérer sauver l'honneur.

Car toute chance de trophée semble s'être envolée sur la pelouse du Kiel. Et de toute façon, Anderlecht n'avait pas la moindre chance de remporter quoi que ce soit en jouant de la sorte. Vitor Bruno avait entouré ce 18 octobre dans son calendrier. Il a beau découvrir la Pro League, il a vite compris que plusieurs équipes étaient au-dessus de la sienne en termes de niveau.

Il est apparu tendu quand il déambulait le long de son banc. Il a fini par être impuissant face à un Beerschot qui a malmené son équipe. Son trône commence à vaciller. Un échec de plus dans les jours à venir et la crise sera totale au RSCA.

Car il n'est pas normal au vu des deux équipes alignées que le Beerschot se soit procuré les plus belles occasions. Et c'était déjà le cas quand les deux équipes avaient le même nombre d'hommes sur la pelouse.

Dès la première minute, Heekeren a dû sortir à la Neuer pour sauver les meubles. Le but du Beerschot tombe sur une phase confuse mais n'est pas le fruit du hasard. Les Anversois faisaient au moins jeu égal avec leurs adversaires.

Les supporters qui avaient fait le déplacement n'ont pas hésité à entonner en chœur un "you are f****** shit" et à engueuler leurs joueurs au moment où ils ont rejoint les vestiaires. Ils étaient déjà tendus après les deux derniers déplacements. C'était la goutte de trop.

Même constat pour ce geste de Maamar à l'heure de jeu. Déjà averti, le Bruxellois a vrillé. Complètement. Sans raison, il a poussé son adversaire et écopé d'un second carton jaune. On l'a senti très nerveux, voire provocateur dès ses premières touches de balle. Quelque chose a changé chez lui cette saison. Il est très bon mais aussi à la limite d'une mauvaise agressivité.

Son geste est d'autant plus grave qu'il est effectué à un moment où son équipe n'arrivait pas à trouver son rythme. Un scénario comme au Cercle était encore envisageable. Mais pas en infériorité numérique.

Les joueurs n'ont pas baissé les bras, on a très souvent souligné leur bonne mentalité. Mais il n'est pas normal qu'Anderlecht doive se reposer sur l'idée d'un miracle venu des pieds de Bertaccini lors de deux matchs en huit jours. C'est le signe d'une équipe qui doute de son football. Il y a un souci qui doit être réglé au plus vite pour reprendre du poil de la bête dans les deux compétitions qu'il lui reste.

Les joueurs ne savaient pas quoi faire après le match. Saluer le public ? L'éviter ? Ils se sont tenus devant les supporters mais sont vite partis face aux gestes de mécontentement. Les Mauves n'ont plus le droit à l'erreur jeudi en Europa League et dimanche face à Gand. Sinon, la rupture sera totale.

La fiche du match

Arbitre : Lothar D'Hondt

BEERSCHOT : Popp ; Gyamfi, Plat, (70e Govaers), van den Eynden, Audoor ; Rits (70 Claes), van Eenoo ; Mohamed (76e Jordanov), Lake (46e Wright-Phillips), Haraguchi ; Vula.

ANDERLECHT : Heekeren ; Maamar, Omobamidele, Pétrot, Augustinsson (70e Cvetkovic) ; Koutsoupias (70e Degreef), Stroeykens (79e Llansana) ; Winkler, Aasgaard, Antman ; Bentayeb (78e Bertaccini).

Cartons jaunes : Stroeykens, Vula, Omobamidele, Jordanov.

Carton rouge : 59e Maamar (2 j.)

Buts : 22e Mohamed (1-0), 72e Mohamed (2-0)

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.