Un bâtiment de l'université de Nantes évacué par la police, après plusieurs jours d'occupation par des manifestants
La présidente de Nantes Université a fait part de son "écœurement" devant l'ampleur des dégradations commises dans les lieux.
France Télévisions
Publié le 10/10/2026 13:04
Mis à jour le 10/10/2026 14:14
Temps de lecture : 1min
Les forces de police ont évacué des manifestants d'un bâtiment de l'université de Nantes (Loire-Atlantique), samedi 10 octobre. Les lieux étaient occupés depuis mercredi en solidarité avec le mouvement lycéen. L'intervention des forces de l'ordre dans le bâtiment Censive a été décidée par le préfet "sur demande de la présidence de l'université", précise la préfecture dans un communiqué, et elle s'est déroulée "dans le calme".
#Intervention | Le bâtiment Censive de l'université de Nantes, occupé illégalement, a été évacué par les forces de police ce matin. Cette intervention a été décidée par le préfet de Loire Atlantique, Laurent Hottiaux, sur demande de la présidence de l'Université. L'opération s'est déroulée dans le calme sans heurts. 4 occupants ont été interpellés dans la foulée. Le préfet de Loire atlantique Laurent Hottiaux condamne fermement les dégradations très importantes constatées dans le bâtiment. Il félicite les forces de l'ordre pour leur professionnalisme et leur efficacité, qui a permis de rétablir le bâtiment à sa vocation d'enseignement.
— Préfet des Pays de la Loire et de Loire-Atlantique (@Prefet44) October 10, 2026
La préfecture ajoute que quatre occupants ont été interpellés, sans en expliquer la raison. Elle condamne "fermement" les dégradations "très importantes" dans le bâtiment, sans les chiffrer, et a joint à son communiqué des photos montrant notamment des tags sur les murs de l'établissement.
"C'est dévasté, c'est écœurant", a réagi sur ICI Loire Océan Carine Bernault, présidente de Nantes Université. Des murs ont été tagués, des ordinateurs ont été cassés, un couloir est rempli d'un tas de pavés, des bureaux ont été renversés et des déchets jonchent les sols.
Carine Bernault explique "avoir été contrainte de faire appel à la police" car "la situation s'est rapidement dégradée et est devenue très inquiétante avec des personnes radicalisées, des appels à la violence". "Un élu étudiant a été menacé de mort au couteau", affirme la présidente de Nantes Université, "le risque d'un accident grave était devenu majeur et c'était impossible que la situation reste telle quelle".
Selon la présidente de la faculté, le campus du Tertre va rester fermé jusqu'à mardi, et le bâtiment Censive, lui, ne pourrait rouvrir qu'en janvier. Elle n'évalue pas encore le coût de ces dégradations. En 2018, lors d'une précédente occupation du même bâtiment, les réparations avaient coûté un million d'euros à l'université.
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