Un dentiste condamné à sept ans de prison ferme pour violences sexuelles contre des dizaines de patientes

Un dentiste condamné à sept ans de prison ferme pour violences sexuelles contre des dizaines de patientes
Le dentiste Carl S. le 16 septembre 2026. © Photo News

Un dentiste de 72 ans, Carl S., a été condamné à sept ans de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Anvers pour des violences sexuelles commises sur des dizaines de patientes.

Kevin Dupont

Source: Belga

27 octobre 2026, 12:18Dernière mise à jour: 13:41

Ajoutez-nous à vos favoris Google

Le dentiste Carl S., originaire du district anversois de Wilrijk et qui travaillait également dans des hôpitaux à Anvers et à Louvain, aurait imposé à ses patientes des gestes à caractère sexuel sous couvert de prétendues “désinfections de la gorge”, une procédure médicale inexistante.

Le tribunal a qualifié ces faits de répréhensibles et lui a infligé une peine bien plus lourde que les cinq ans de prison, dont la moitié avec sursis, requis par le ministère public, à savoir sept ans de prison ferme.

73 femmes

L’enquête a débuté à la suite d’une plainte déposée par une patiente en novembre 2024, qui s’interrogeait sur la soi-disant désinfection de la gorge que le prévenu avait pratiquée sur elle. Le cabinet et le domicile de l’homme ont été perquisitionnés et du matériel informatique a été saisi. Les vidéos découvertes par les enquêteurs montrent notamment le dentiste enfoncer profondément ses doigts dans la gorge de patientes tout en se masturbant. Il demandait également à certaines d’entre elles de se dénuder, prétextant toujours des actes médicaux.

Le parquet a lancé un appel via les médias pour identifier d’autres victimes. Au total, 73 femmes se sont manifestées. Les faits couvrent une période de 25 ans. L’homme a d’abord nié les accusations, prétendant avoir pratiqué des désinfections de la gorge pour éliminer l’excès de mucus. Il a néanmoins fini par reconnaitre les faits après avoir été confronté aux images. Un psychiatre a diagnostiqué chez le prévenu un trouble paraphilique de type fétichiste, une problématique pour laquelle il n’avait jamais cherché à se faire aider.

Coupable

Le tribunal a considéré que tous les faits d’atteintes à l’intégrité sexuelle étaient prouvés ainsi que tous les faits de viol, à l’exception de trois, desquels le praticien a été acquitté. Ce dernier a par ailleurs été condamné pour faux en écritures et escroquerie, car il facturait des prestations fictives à l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Il aurait ainsi indument perçu un montant de 7.500 euros, qui a fait l’objet d’une confiscation.

Le prévenu a en outre été reconnu coupable d’exercice illégal de la médecine et d’usurpation du titre de médecin.

LIRE AUSSI

À découvrir