Un homme d’affaires comble sa femme de cadeaux puis réclame 318.000 euros lors de la rupture
Un richissime Singapourien a tenté, en vain, de se faire rembourser par son ex-compagne plus de 318.000 euros dépensés en cadeaux. “Il est aigri et voulait lui faire payer”, a estimé le juge.
Rédaction
Source: AD.nl, HLN
12 septembre 2026, 19:17
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Un homme d’affaires prospère et directeur d’une grande entreprise de logistique à Singapour est tombé éperdument amoureux en 2019 d’une hôtesse de l’air qu’il avait rencontrée lors d’un vol. Ce n’est que trois ans plus tard que les deux se sont mis en couple.
La relation a duré environ un an et, pendant cette période, l’argent n’avait aucune importance pour le Singapourien. Il choyait énormément sa nouvelle petite amie et lui offrait des cadeaux de luxe les uns après les autres.
Jusqu’à ce que leur histoire d’amour prenne fin. L’homme soupçonnait la femme d’adultère, après quoi le couple a mis fin à leur relation. Le chagrin d’amour s’est rapidement transformé en rancœur et il a saisi la justice pour réclamer le remboursement de tout l’argent qu’il avait dépensé pour elle. Au total, cela représentait 468.000 dollars singapouriens, soit environ 318.000 euros.
Maître de feng shui
Selon son ex, très en colère, il aurait systématiquement conclu avec elle des “prêts sans intérêts”, autrement dit des prêts auxquels il renonçait. Selon lui, elle les aurait elle-même demandés.
L’homme a remis au tribunal un relevé de ses dépenses. Il souhaitait ainsi se faire rembourser plus de 140.000 euros de frais de carte de crédit et réclamait 87.700 euros pour des vacances de luxe à l’étranger ainsi que 13.600 euros pour la prime de son assurance-vie. Il réclamait également le remboursement de 11.500 euros qu’il avait versés à un maître en feng shui pour analyser les flux d’énergie dans l’appartement de sa compagne.
Une attitude humble
Selon la femme, ces prêts étaient en réalité des “dons” faits par amour. Le juge lui a donné raison, notamment parce que l’homme d’affaires n’a pas pu prouver, de quelque manière que ce soit, qu’il s’agissait de véritables prêts.
De plus, des conversations sur WhatsApp ont révélé que la femme se montrait souvent humble lorsqu’il lui offrait un nouveau cadeau coûteux. Elle a indiqué à plusieurs reprises qu’elle se sentait coupable de l’accepter. L’homme la rassurait à chaque fois en lui disant qu’elle n’avait pas à le rembourser.
De follement amoureux à aigri
“Le plaignant était tout simplement follement amoureux et la couvrait de cadeaux coûteux”, a déclaré le juge au tribunal. “Malheureusement, après leur rupture, il est devenu aigri et était déterminé à lui faire payer le prix fort.”
Le juge a ainsi rejeté toutes les demandes formulées et a conclu son jugement par une citation tirée d’une pièce de théâtre de l’auteur britannique du XVIIe siècle William Congreve: “Hell hath no fury like a woman scorned” (“Un vrai enfer n’est rien comparé à une femme méprisée”).
“Il n’y a pas de colère ni de soif de vengeance plus grandes que celles d’une femme rejetée, trahie ou blessée”, peut-on lire dans la traduction. “Cette affaire prouve bien que la colère d’un amoureux rejeté n’est certainement pas l’apanage exclusif des femmes”, a conclu le juge.
Rebelote
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la justice singapourienne doit se prononcer sur un tel cas. Au début de l’année dernière, un homme avait réclamé plus de 3 millions de dollars singapouriens, soit environ 2 millions d’euros, à une femme, simplement parce qu’elle n’avait pas cédé à ses avances et l’avait relégué dans la “friendzone”. Selon ses propres dires, l’homme en aurait gardé un “traumatisme émotionnel”. Ces accusations absurdes ont là aussi été rejetées par le juge.