Un mort et quatre blessés, parquet antiterroriste saisi... Ce que l'on sait après qu'un homme a tiré en rafales dans la rue à Trappes

Un mort et quatre blessés, parquet antiterroriste saisi... Ce que l'on sait après qu'un homme a tiré en rafales dans la rue à Trappes

Publié aujourd'hui à 14h03 Mis à jour à 15h02

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Vincent Vantighem et Mélanie Vecchio avec Fanny Rocher

Un homme a tiré en rafales dans la rue vendredi 23 octobre au matin depuis sa voiture à Trappes, dans les Yvelines, tuant une personne et en blessant grièvement au moins quatre, dont une fillette de 12 ans.

Emmanuel Macron a fait part de sa "profonde émotion" après qu'un homme a tiré en rafales dans la rue, ce vendredi 23 octobre au matin, tuant une personne et faisant au moins quatre blessés graves.

Le suspect a été interpellé et le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.

• Un "périple meurtrier" entre Trappes et La Verrière

Peu après 10h30, un homme qui circulait à bord d'un véhicule sur la Nationale 10 a tiré en rafales sur des passants entre les villes de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines.

À Trappes, l'homme a fait deux blessés entre la place Van Gogh, le square Louis Pergaud et la station-service Esso. Un homme de 26 ans a succombé à ses blessures et le blessé est âgé de 20 ans.

À La Verrière, il a blessé trois personnes au niveau de la pharmacie et de la rue Marcel Rivière, dont une jeune fille de 12 ans, qui a été touchée à huit reprises, a-t-on appris de sources concordantes. Les deux autres, des "hommes de ménage", selon Nicolas Dainville, maire DVD de La Verrière, sont âgés de 29 et 47 ans.

Le bilan de ce "périple meurtrier", selon les dires du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, est donc d'un mort et d'au moins quatre blessés graves.

• Le suspect interpellé et placé en garde à vue

Le suspect, Kevin T., est âgé de 39 ans, et est né à Saint-Cyr-l'École, dans les Yvelines. Il réside à Plaisir, une commune limitrophe de Trappes. Il a rapidement été interpellé par la brigade anti-criminalité (Bac) sur le parking d'un magasin Kiloutou, sur une zone commerciale, à Cognières, d'après le député Liot Laurent Mazaury.

À Trappes, le suspect a tiré "à travers différents quartiers de la ville", d'après le maire Ali Rabeh sur BFMTV. Plusieurs lieux de cette ville ont été visés par les tirs, dont une maison de santé, des véhicules et un espace de jeu. "C'est un miracle qu'on n'ait pas davantage de victimes", a estimé l'édile.

L'homme a fait usage une arme automatique, dont l'acquisition et la détention sont normalement interdites, a apprix BFMTV de sources concordantes. L'appartement du suspect était piégé avec des bonbonnes de gaz, a-t-on appris de même source.

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• Le parquet antiterroriste saisi, le motif raciste examiné

Le parquet national antiterroriste s'est saisi et a ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

Les investigations du Pnat portent également sur des "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

Il est aussi question de "détention d'arme de catégorie A", qui regroupe notamment des armes automatiques tirant en rafales, et d'"association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes". Selon nos informations, l'homme a en effet utilisé une arme automatique (de catégorie A), dont l'acquisition et la détention sont normalement interdites.

Les investigations sont confiées à la Sous-direction anti-terroriste (Sdat), service coordonnateur, aux directions zonales de la police nationale et à la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI).

Interrogé sur un éventuel mobile raciste du tireur, le maire de Trappes a déclaré, pour l'heure, ne vouloir "rien dire de définitif et de certain", notant que le tireur avait "tiré de façon relativement aléatoire". "J'observe que ces deux victimes sur la ville de Trappes présentent un profil particulier en effet", a-t-il néanmoins souligné.

"La personne décédée est d'origine africaine et la personne en urgence absolue est d'origine maghrébine", a précisé Ali Rabeh.

• "Une abomination", "acte barbare": vive émotion de la classe politique

Le périple meurtrier a suscité une vive émotion parmi la classe politique. Le maire de Nice Éric Ciotti a dénoncé une "abomination", tandis que les dirigeants du Rassemblement national Jordan Bardella et Marine Le Pen ont décrit un "acte barbare".

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"Toute la lumière doit être rapidement faite sur ce drame", a appelé la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse. De son côté, Laurent Nuñez a déploré des "faits très graves".

La candidate Écologiste à la présidentielle Marine Tondelier a déploré un acte "effroyable". "Le racisme tue car la violence des mots précède toujours la violence des actes", a-t-elle écrit.

"Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, ainsi qu'à tous les habitants des Yvelines. Dans cette terrible épreuve, la Nation se tient à leurs côtés", a ajouté Emmanuel Macron.

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