Futur sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane hérite d'un noyau de cadres au sommet mais de carences qui seront difficiles à combler

Futur sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane hérite d'un noyau de cadres au sommet mais de carences qui seront difficiles à combler

Luis de la Fuente, dans sa victorieuse conférence de presse post-demi-finale (2-0), alors qu'il avait valorisé son « équipe », avait estimé que l'équipe de France disposait de la meilleure sélection au monde. Difficile de contredire totalement le patron de la Roja : ces Bleus-là, en dépit de leur fin de tournoi ratée, disposent d'un réservoir de talents conséquent. Et jeune. Sur le onze aligné en demi-finales, seuls trois joueurs - Maignan, Digne, Rabiot - ont plus de 30 ans. Zinédine Zidane va profiter à plein de la « réoxygénation » installée par son prédécesseur ces deux ou trois dernières saisons (Koné, Doué, Barcola, Akliouche, Cherki...).

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Le socle autour de cadres - Upamecano (27 ans), Koundé (27 ans), Rabiot (31 ans), Tchouaméni (26 ans), Mbappé (27 ans), Olise (24 ans), Dembélé (29 ans) - est solide. Les joueurs qui pourraient être amenés à se poser des questions sur la suite de leur carrière internationale - Lucas Hernandez (30 ans), Kanté (35 ans) - n'ont pas eu de rôle aux États-Unis. Mais le tableau n'est pas idyllique pour autant. Zidane va devoir se montrer créatif.

Si les Bleus disposent de ressources offensives exceptionnelles, les manques sont assez criants à certains postes. Mike Maignan (31 ans) n'a pas réalisé une compétition mémorable. Et, derrière, le réservoir de gardiens de très haut niveau, en attendant l'affirmation de Robin Risser (21 ans), le retour de Lucas Chevalier (24 ans) ou l'éclosion d'Ewen Jaouen (20 ans, Newcastle), n'est pas extensible. Mais c'est sur les latéraux que la question, plus que jamais, va se poser.

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Pour ses débuts, Zidane devra faire sans Saliba

Le staff de Didier Deschamps regrettait, à l'envi, ces dernières années, le déficit de formation en France à ces postes. La Coupe du monde l'a une nouvelle fois illustré. À droite, Jules Koundé, quelconque en début de tournoi, a mieux fini. Malo Gusto (23 ans), catastrophique contre l'Angleterre (4-6), a affiché ses limites. Et derrière, les solutions d'avenir ne sautent vraiment pas aux yeux.

À gauche, Lucas Digne, en difficulté face à l'Espagne, reste une solution. Mais il a 32 ans. Et sera dépendant de son temps de jeu au PSG. Theo Hernandez (28 ans) n'a plus rien montré de positif ou presque depuis trop longtemps en bleu pour être perçu comme un recours. Même constat qu'à droite, à gauche, les talents manquent (Truffert [Bournemouth] ? Methalie [Toulouse] ?). Zidane aura peut-être la tentation de relancer Ferland Mendy. Il faudra que le Madrilène (31 ans), très souvent blessé, trouve de la continuité.

Au moins sur les premiers mois de son mandat, Zidane devra construire une nouvelle charnière avec la blessure de William Saliba (dos). Dayot Upamecano, immense sur cette Coupe du monde, sera un élément central. Avec Ibrahima Konaté à son côté ? Le néo-Madrilène a tout pour plaire à l'ancien meneur de jeu des Bleus, mais il va devoir (vite) retrouver confiance et consistance. Sur ces postes-là, au-delà des joueurs présents aux États-Unis - Lacroix - et déjà appelés - Kalulu, W. Fofana, Badé, Lukeba... -, des talents vont émerger (Jacquet, Ganiou, Yoro).

L'une des tâches de Zidane sera donc aussi, outre ce poste d'axial, d'identifier quelques talents des prochaines années. Son ami Bernard Diomède, habitué des sélections de jeunes, va l'aiguiller dans cette tâche. Alors qu'Ayyoub Bouaddi a choisi le Maroc, l'éventail de solutions à très court terme (automne 2026) n'a rien d'évident...