Un plan B comme Baroin, Édouard Philippe ne veut pas privatiser France Travail, le retour de la méthode Le Maire… les indiscrétions politiques de Challenges
La présidence du Sénat est l’endroit où il faut être aujourd’hui, du moins si l’on est de droite, du bloc central ou de centre gauche. François Baroin, maire de Troyes et ex-ministre de l’Économie et de l’Intérieur, y est décoré chevalier de la Légion d’honneur devant un aréopage particulièrement distingué, puisqu’on y trouve aussi bien des anciens Premiers ministres – François Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls –, l’ex-président Nicolas Sarkozy et une foultitude de leaders passés, présents ou (espèrent-ils) futurs, comme Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez.
Mais c’est bien l’avenir de François Baroin qui suscite le plus d’espoirs… interrogatifs. Car l’ancien benjamin de l’Assemblée nationale est une de ces étoiles dont beaucoup ont espéré, en vain, qu’il éclaire la politique intérieure. Mais il s’est dérobé. Alors son ami d’enfance Jean-Michel Blanquer l’interpelle dans un discours brillantissime : « On est jeune à 61 ans. Tout est ouvert pour toi. Au moment où le pays est pris dans le brouillard et cherche une trouée vers le haut, tu auras un rôle éminent à jouer. » La réponse a laissé rêveurs beaucoup d’insatisfaits quant aux candidats déclarés, Baroin citant Victor Hugo qui opposait la République à la Terreur : « Je suis prêt à dévouer ma vie pour établir l’une et empêcher l’autre… »
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Le compte à rebours patrimonial est lancé pour le « maître des horloges »
Pour le président de la République, qui ne peut pas se représenter, le compte à rebours va véritablement commencer. Emmanuel Macron doit avant terme remettre une déclaration de situation patrimoniale à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Il doit passer sous les fourches caudines de cette démocratique institution, qui entre le 10 novembre et le 13 décembre examinera sa variation patrimoniale et fera connaître son appréciation. En revanche, un président est dispensé de demander son avis à la HATVP sur « les points de chute » bien nommés qu’il choisira ensuite. Contrairement aux ministres, qui devront éviter le pantouflage et seront épinglés s’ils veulent travailler dans des entreprises avec lesquelles ils auront pu entretenir des relations. L’avis de cette Haute Autorité qu’ils peuvent solliciter pourra leur permettre d’éviter de tomber sous le coup de la loi. Mais le monarque républicain lui, s’il veut prétendre à revenir sur le trône, prendra garde, selon plusieurs conseillers, aux emplois trop bien rémunérés. L’argent est un piège.
Édouard Philippe ne veut pas privatiser France Travail
L’entourage du maire du Havre démine ses déclarations sur un possible désengagement financier de l’État de France Travail, tenues dans Les Échos au début de l’été. « Il n’y a pas de volonté de privatisation de France Travail, souligne l’un des conseillers d’Édouard Philippe. Il s’agit plutôt de trouver des gains d’efficience grâce à l’intelligence artificielle afin de redéployer des effectifs vers l’accompagnement des demandeurs d’emploi. »
Le retour de la méthode Bruno Le Maire
Nostalgiques de Bruno Le Maire, les hauts fonctionnaires de Bercy ? Pour réduire le déficit français, la prestigieuse direction générale du Trésor préconise de piocher dans les « revues de dépenses » lancées par l’ancien ministre des Finances en 2023. Une méthode qui a abouti à « des économies cumulées permanentes à hauteur de 4,7 milliards d’euros en 2025 et devrait permettre de dégager 5,2 milliards supplémentaires en 2026 ». Pas négligeable.
Marina Ferrari hors jeu au MoDem
Mais qui en veut à Marina Ferrari ? Certaines voix au sein du Modem assurent que la ministre a dû se contenter d’un passage éclair aux universités de rentrée du parti, François Bayrou lui reprochant de s’être lancée dans une élection municipale sans le prévenir, rompant des accords locaux. Une version que dément farouchement la direction de la formation centriste : « Marina a eu sa plénière à l’instar de n’importe quelle personnalité de premier plan du parti. Et si elle n’était pas là dimanche c’est qu’elle avait l’anniversaire de sa fille. »
Xavier Bertrand collecte déjà ses parrainages
Xavier Bertrand a chargé le sénateur Olivier Henno de commencer à recueillir ses parrainages pour la présidentielle. L’ex-ministre vise « beaucoup plus » que les 500 signatures requises, dont un tiers dans les Hauts-de-France.