Un premier effort pour 2027? La nouvelle stratégie de Bart De Wever pour sortir de l’impasse budgétaire

Un premier effort pour 2027? La nouvelle stratégie de Bart De Wever pour sortir de l’impasse budgétaire
Le Premier ministre Bart De Wever. © Photo News

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M.BO., MDV, SW

Source: Avec Belga

14 octobre 2026, 20:06Dernière mise à jour: 20:14

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• Faute d’accord budgétaire, Bart De Wever a reporté sa déclaration de politique générale à une date ultérieure, la deuxième fois depuis qu’il est entré en fonction.

• Il ne s’est pas présenté à la Chambre pour s’expliquer, pas plus que les autres membres du gouvernement. Les groupes d’opposition se sont succédé à la tribune sans que la majorité ne leur porte la contradiction.

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19:42

À la recherche d'un accord sur un premier paquet de 3 à 4 milliards d'euros pour 2027

Le Premier ministre Bart De Wever travaille sur une nouvelle stratégie pour relancer les négociations budgétaires au point mort, selon VTM Nieuws. "La solution consiste à résoudre le gros problème par morceaux", a indiqué le journaliste Karel Lattrez.

Au lieu de chercher d'emblée un accord sur la totalité de l'effort budgétaire de 10 milliards d'euros d'ici 2029, Bart De Wever souhaiterait d'abord se concentrer sur une seule année: 2027. Il espère parvenir dans les prochains jours à un accord sur un premier paquet de mesures de 3 à 4 milliards d'euros. La réforme de la TVA disparaît ainsi provisoirement de la table, car elle n'est nécessaire qu'à plus long terme.

"Avec cette nouvelle stratégie, De Wever souhaite déjà améliorer une partie du budget et envoyer un signal fort aux marchés financiers, qui pourraient autrement appliquer des taux d'intérêt plus élevés sur notre dette publique. C'est la nouvelle idée du Premier ministre De Wever", indique encore Karel Lattrez.

15:00

Le PS s'indigne de l'absence de De Wever à la Chambre

Le Premier ministre, Bart De Wever, ne sera pas présent jeudi à la Chambre pour répondre aux interpellations de l'opposition sur l'état des négociations budgétaires fédérales et les tensions au sein de la coalition. Après l'épisode de mardi, le PS s'indigne de la façon dont le chef du gouvernement esquive le débat alors que la majorité est dans l'impasse.

Les groupes d'opposition ont déposé des interpellations au Premier ministre. Tout le monde semblait disposé à trouver un arrangement pour permettre à M. De Wever de venir au parlement malgré le sommet européen qui commence jeudi, et ce d'autant plus que des dispositions avaient été prises si d'aventure le gouvernement avait pu conclure un accord budgétaire. Dans le passé, des solutions avaient été trouvées lorsqu'Alexander De Croo dirigeait le gouvernement fédéral et qu'un sommet européen avait lieu, font remarquer les socialistes. 

Traditionnellement, le Premier ministre prononce son discours de politique générale devant la Chambre le deuxième mardi d'octobre. Faute d'accord budgétaire, Bart De Wever a reporté l'événement à une date ultérieure, la deuxième fois depuis qu'il est entré en fonction. Il ne s'est pas présenté à la Chambre pour s'expliquer, pas plus que les autres membres du gouvernement. Les groupes d'opposition se sont succédé à la tribune sans que la majorité ne leur porte la contradiction.

"Plutôt que de prendre ses responsabilités, le Premier ministre choisit de fuir. Aujourd'hui, il ajoute à la lâcheté le mépris du parlement, la peur d'être confronté à ses échecs", a regretté le chef de groupe PS, Pierre-Yves Dermagne.

06:30

Bart De Wever reprend mercredi des bilatérales avec les vice-Premiers

Le Premier ministre, Bart De Wever, reprendra mercredi des entretiens bilatéraux avec les vice-Premiers ministres des différentes composantes de la majorité, a-t-on confirmé mardi soir à bonnes sources, à la suite d'informations parues dans plusieurs médias.

Samedi, les négociations budgétaires ont avorté au bout d'une réunion de trois heures. Le lendemain, le chef du gouvernement a repris des entretiens bilatéraux avec les vice-Premiers ministres avant d'annoncer dans un communiqué qu'il ne prononcerait pas mardi à la Chambre le discours sur l'état de l'union, faute d'accord sur le budget. Au vu de la situation sur les marchés financiers, il avait également exclu de commencer 2027 sous le régime des douzièmes provisoires. 

Aucune réunion associant les cinq composantes de la majorité n'est encore annoncée. Les journées de jeudi et vendredi seront toutefois fort occupées pour le Premier ministre en raison d'un sommet européen.

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12:55

Hier

Pour le PS, la méthode De Wever est un échec

Le PS, dans l'opposition au fédéral, se montre très critique sur la méthode de travail du Premier ministre Bart De Wever. Le nationaliste flamand n'est pas parvenu à conclure un accord budgétaire pour le 13 octobre et ne prononcera pas son discours de politique générale dans l'après-midi à la Chambre.

"Moins de 40 heures"

"Le gouvernement a été alerté depuis mars de la situation budgétaire et du déficit qui se creuse. En juillet, il s'est mis d'accord sur un effort de 10 milliards. Et depuis, Bart De Wever, le MR et les Engagés regardent le temps qui passe. Ils ont d'abord reporté le travail à septembre et, depuis lors, se sont réunis seulement sept fois en kern, pour un total de moins de 40 heures sur le budget", observent les socialistes francophones. Résultat : "le gouvernement fédéral rejoue la même mauvaise pièce qu'en 2025", écrit le PS dans un communiqué.

"Plus qu'un simple discours reporté, ce retard symbolise l'incapacité du gouvernement à gouverner, mais surtout à offrir une réponse aux dizaines de milliers de personnes qui étaient dans les rues pour demander plus de pouvoir d'achat, des pensions dignes, de la justice fiscale, une réponse climatique à la hauteur des enjeux et un avenir pour les jeunes", déplore le chef de groupe Pierre-Yves Dermagne.

Selon le PS, depuis la mise en place du gouvernement De Wever, tous les indicateurs sont passés au rouge. "Les Belges méritent mieux que le désert de l'Arizona. Le gouvernement est visiblement incapable de faire face à la situation. Cette majorité doit donc arrêter de bloquer les propositions qui renforcent le pouvoir d'achat, font contribuer les épaules les plus larges et soutiennent les pensionnés tout en réduisant le déficit", conclut Pierre-Yves Dermagne.

14:42

12 octobre 2026

Anders accuse De Wever de "mauvaise méthode, mauvais timing et manque de leadership"

Selon le président des libéraux flamands d'Anders, l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations budgétaires fédérales, est due à une "mauvaise méthode, un mauvais timing et un manque de leadership" du Premier ministre Bart De Wever (N-VA). Le parti d'opposition se range du côté de son parti frère francophone. Les libéraux francophones bloquent une augmentation de la TVA, un refus considéré par les partenaires de la coalition Arizona comme responsable de l'impasse.

Dimanche soir, le Premier ministre a publié un communiqué annonçant le report de son discours de politique générale, prévu mardi à la Chambre. "Manifestement, notre Premier ministre manque du leadership nécessaire pour mener cette tâche difficile à bien", selon le président du parti Frédéric De Gucht. Selon lui, "l'historien Bart De Wever reste bloqué dans des analyses du passé, alors que notre pays a aujourd'hui besoin de décisions pour l'avenir. La solution ne réside pas dans des augmentations d'impôts, mais dans la réduction des dépenses et la stimulation de la croissance économique."

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Selon lui, "soutenir que le budget ne peut être assaini qu'avec une réforme de la TVA est une absurdité totale. La N-VA fait au niveau fédéral exactement ce qu'elle fait en Flandre: recourir à des hausses de charges. C'est l'État qui doit se serrer la ceinture, pas les citoyens ni les entreprises qui créent notre prospérité."

La réforme de la TVA est une des mesures sur la table en vue de procéder à un effort supplémentaire de 10 milliards d'euros d'ic la fin de la législature en 2029. La proposition recalée consiste à faire passer le taux de TVA de 21% à 22% et de fusionner les taux réduits de 6% et 12% en un taux réduit unique de 9%.

09:41

12 octobre 2026

Personne ne tire profit d'un bras-de-fer, selon Sammy Mahdi

Le président du CD&V Sammy Mahdi estime que personne ne tire profit du "bras de fer" dans lequel les discussions budgétaires fédérales se sont enlisées.

Il met en garde contre la réaction des marchés financiers en cas de nouvelles élections ou d'échec des négociations. "Il n'y a qu'une seule solution: que tous les partis se réunissent et discutent, non seulement de la TVA, mais aussi de nombreux autres sujets", a-t-il déclaré lundi au micro de l'émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT).

Sammy Mahdi juge absurde de désigner un bouc émissaire, alors que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est pointé du doigt pour ce blocage. Il estime toutefois que le MR semble vouloir venir à la table des négociations avec un "joker", en rejetant d'emblée une réforme de la TVA, dès le début des discussions. "Si tout le monde fait ça, il n'y aura plus rien à discuter", conclut le chrétien-démocrate.

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Il souligne que de nombreux points de discussion restent en suspens. Il propose désormais d'évaluer jusqu'où les partis peuvent avancer sur ces points. "Un accord, ou une évolution vers une position différente, pourrait permettre d'accroître la marge de manœuvre concernant la TVA, un sujet sensible pour le MR", déclare Sammy Mahdi. Le président du CD&V maintient son engagement en faveur des baisses d'impôts et souhaite également que le seuil de 10 milliards d'euros d'effort d'ici 2029 ne soit pas abaissé.

Néanmoins, Sammy Mahdi reste optimiste. "Si tout le monde est de bonne volonté, un accord est tout à fait envisageable. Trouver 10 milliards d'euros n'est pas chose facile. Il faut aussi s'attaquer au problème important des malades de longue durée, au faible taux d'emploi et à l'inefficacité de notre pays. Nos dépenses publiques sont bien supérieures à celles des pays voisins. Il ne s'agit pas de simples négociations budgétaires. Mais pour l'instant, nous n'avons pas le temps de nous quereller ou de nous livrer à des bras de fer."

21:51

9 octobre 2026

Le kern se réunirait samedi à 15h

Le kern se réunira à nouveau samedi vers 15h, affirme HLN. Le Premier ministre De Wever présenterait à cette occasion une nouvelle proposition à ses partenaires de coalition.

19:31

9 octobre 2026

Aucune réunion du kern prévue pour le moment

On ignore toujours à quel moment le comité restreint (kern) du gouvernement fédéral se réunira à nouveau pour discuter du budget. Une seule certitude, aucune réunion n'est prévue ce vendredi soir, a-t-on appris à l'issue d'une journée consacrée à des entretiens bilatéraux entre le Premier ministre Bart De Wever et chaque vice-Premier ministre. Seul un Conseil des ministres classique s'est tenu sous format électronique pendant le temps de midi.

La coalition Arizona est toujours à la recherche de 10 milliards d'ici 2029 pour éviter un emballement de la dette. Mercredi soir, le gouverneur de la Banque nationale et le directeur de l'Agence de la dette ont fait rapport au "kern". Selon eux, l'effet boule de neige de la dette publique pourrait même se produire plus tôt que prévu. Les partenaires butent toujours sur plusieurs pierres d'achoppement, dont la TVA ou la norme de croissance des soins de santé.

Jeudi à la Chambre, Bart De Wever a lancé un nouvel appel au sens des responsabilités. "Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas le courage de dépasser leurs propres tabous contribuent à un endettement que nous ne pourrons plus résorber sans une perte de prospérité considérable", a-t-il affirmé.

Le Premier ministre souhaite idéalement finaliser son accord pour mardi prochain, le 13 octobre, date à laquelle il doit prononcer son discours de politique générale à la Chambre.

15:21

8 octobre 2026

Bart De Wever en appelle une nouvelle fois à dépasser les tabous

Le Premier ministre, Bart De Wever, a lancé jeudi à la Chambre un nouvel appel au sens des responsabilités à la veille d'un week-end budgétaire qui pourrait s'avérer décisif.

"Aujourd'hui, ceux qui n'ont pas le courage de dépasser leurs propres tabous contribuent à un endettement que nous ne pourrons plus résorber sans une perte de prospérité considérable", a-t-il affirmé.

Ce n'est pas la première fois que le chef du gouvernement s'adresse à ses partenaires de majorité et les met en garde contre la situation des finances publiques. Mais aujourd'hui, le temps est compté. En principe, M. De Wever doit se présenter mardi devant les députés afin de tenir le traditionnel discours de politique générale. Pour ce faire, il doit avoir conclu un accord sur le budget.

Le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), le 8 octobre 2026 à la Chambre des représentants.
Le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), le 8 octobre 2026 à la Chambre des représentants. © BELGA

Et sur les marchés internationaux, la situation s'aggrave. Jeudi soir, le gouverneur de la Banque nationale et le directeur de l'Agence de la dette ont fait rapport au "kern". L'effet boule de neige de la dette publique pourrait se produire plus tôt que prévu: 2029, voire 2028.

"Si les tendances actuelles se poursuivent, nous risquons d'assister à un effet boule de neige sur les intérêts d'ici 2029. Dans un scénario plus défavorable, cela pourrait même survenir plus tôt", a expliqué M. De Wever.

En 2026, l'État fédéral consacrera 2,5 % du PIB du pays au paiement des intérêts de la dette, soit 16,7 milliards d'euros. A politique inchangée, ce chiffre atteindra 5,9 % du PIB en 2035. Les charges d'intérêt s'élèveront alors à plus de 50 milliards.

"Il ne s'agit pas d'une croissance progressive, mais d'une véritable explosion", a averti le Premier ministre.

"C'est donc très simple: soit nous passons à la vitesse supérieure dès maintenant et prenons les mesures nécessaires pour consolider l'État-providence et offrir des perspectives à nos citoyens, soit nous devrons, à court terme, payer le prix de la mauvaise gestion du passé et de l'irresponsabilité d'aujourd'hui", a-t-il poursuivi.

06:14

8 octobre 2026

"Nous ne sommes encore nulle part"

Le Premier ministre Bart De Wever a soumis à ses collègues de nouveaux tableaux budgétaires.  "On a eu une réunion utile pour commenter la structure proposée même s'il reste d'importantes divergences", a souligné le vice-Premier ministre, Maxime Prévot (Les Engagés).

"Situation compliquée", appuyait une autre source. "Nous ne sommes encore nulle part", commentait plus franchement une troisième.

Des entretiens bilatéraux sont prévus jeudi avant un nouveau "kern" vendredi au cours duquel les principaux ministres du gouvernement De Wever devront décider s'ils entrent ou non dans une négociation au finish. Le Premier ministre est attendu en principe mardi à la Chambre pour y tenir le traditionnel discours de politique générale.

Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA)
Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) © BELGA

22:11

7 octobre 2026

L'Agence de la dette met en garde: "L'effet boule de neige des taux d'intérêt menace de nous frapper deux, voire trois ans plus tôt"

L'Agence de la dette prévient que, dans le contexte géoéconomique actuel, l'effet boule de neige des taux d'intérêt pourrait se produire dès 2029, soit deux ans plus tôt que prévu. Si les taux d'intérêt continuent d'augmenter, cela pourrait même arriver dès 2028, soit trois ans plus tôt .

Cette "effet boule de neige" fait référence au fait que le gouvernement doit payer des intérêts de plus en plus élevés sur sa dette nationale, ce qui peut entraîner une nouvelle augmentation de la dette et, par conséquent, une hausse encore plus importante des coûts d’intérêt.

Les conséquences budgétaires sont importantes. D’ici 2029, le déficit budgétaire serait supérieur de 0,3% au produit intérieur brut (PIB). Converti en euros actuels, cela représente un déficit supplémentaire d’environ 1,8 milliard d’euros .

19:36

7 octobre 2026

De Wever présente un nouveau tableau budgétaire

Le gouvernement fédéral s'est à nouveau réuni mercredi soir à 19 heures en comité restreint pour discuter du budget. Le Premier ministre Bart De Wever a présenté un nouveau tableau budgétaire, ce qui constitue "sans aucun doute un pas dans la bonne direction", a souligné le vice-Premier ministre CD&V, Vincent Van Peteghem, à son arrivée au 16 rue de la Loi.

La réunion a débuté par une présentation de Pierre Wunsch et Jean Deboutte, respectivement dirigeants de la Banque nationale et de l'Agence de la dette. À l'invitation de M. De Wever, ils sont venus une nouvelle fois exposer la gravité de la situation budgétaire.

"On n'a pas besoin de me convaincre de la nécessité de l'exercice auquel nous sommes confrontés", a assuré M. Van Peteghem.

Aucun accord n'est attendu ce mercredi.

16:14

7 octobre 2026

De Wever invite BNB et l'Agence de la dette à expliquer l'urgence de la situation aux ministres en kern

Le gouvernement fédéral reprendra mercredi soir ses travaux en comité restreint sur le budget. La réunion aura lieu entre 19h et 20h, un peu plus tard que prévu en raison des activités parlementaires.

Les dirigeants de la Banque Nationale de Belgique (BNB) et de l'Agence de la dette ont été conviés. Le Premier ministre, Bart De Wever, martèle depuis plusieurs semaines qu'un assainissement en profondeur des finances publiques ne peut plus attendre. Avant les vacances, le gouvernement a convenu de trouver plus de 10 milliards d'euros. Afin de bien faire comprendre la gravité de la situation, le Premier ministre a invité le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch, et le directeur de l'Agence de la dette, Jean Deboutte. Sur les marchés financiers, le taux d'intérêt belge à long terme (10 ans) oscille autour de 4,4 %, son plus haut niveau depuis 2012.

Le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch.
Le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch. © Photo News

Les principaux ministres du gouvernement De Wever se sont quittés dimanche soir sans accord. Des groupes de travail ont pris le relais. Selon plusieurs sources, les discussions n'ont guère avancé. La question de la "nullijn" n'est pas réglée, soit l'évaluation des économies budgétaires convenues par les différents ministres lors des exercices précédents mais qui n'ont pas encore été réalisées.

Jusqu'à présent discret, Vooruit est sorti du bois mardi. Lors d'une leçon inaugurale à l'UGent, le vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke a pointé du doigt les sociétés de management, une pratique d'optimisation fiscale qui coûte chaque année plus de 4 milliards d'euros à l'État, selon les calculs socialistes.

Autre ballon d'essai: une anticipation de la réforme fiscale contre une augmentation de la TVA. La seconde mesure est défendue par la N-VA mais combattue bec et ongles par le MR, et le reste, indiquait-on à bonne source. Interrogé sur le sujet mercredi, dans couloirs du parlement, le vice-Premier ministre, David Clarinval, n'a pas fait de commentaire, pas plus que son collègue de la N-VA, Jan Jambon. "Nous respectons les lignes rouges des autres partenaires, mais nous demandons que l'on respecte les nôtres", soulignait-on dans les rangs libéraux.

À côté des efforts structurels, circulent aussi les demandes des uns et des autres. Le MR et les Engagés ont réclamé un plan pour stimuler la croissance. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), souhaite obtenir une centaine de millions d'euros pour répondre aux besoins de son département sous forte pression. La situation des communes flamandes pourrait également s'inviter dans les débats. Le gouvernement flamand fait des économies dans le Fonds des communes qui représentent 277 millions pour la seule ville d'Anvers... dont le bourgmestre en titre n'est autre que le Premier ministre. Interrogé sur la télévision locale ATV, M. De Wever a indiqué qu'il essaierait de leur trouver une "bulle d'oxygène".

Dans six jours, le Premier ministre est attendu à la Chambre pour son discours de politique générale. L'échéance peut-elle être tenue? Beaucoup en doutent, mais il ne reste plus guère de temps si la majorité Arizona veut éviter de commencer l'année prochaine sous le régime des douzièmes provisoires. Or, faisait remarquer un vice-Premier ministre il y a quelques jours, "les problèmes sont connus et ne se résoudront pas comme par magie parce qu'on ferait traîner les choses".

12:45

6 octobre 2026

Vandenbroucke ne veut pas "vivre dans un gouvernement qui piétine les plus vulnérables"

"Je ne peux pas travailler et vivre dans un gouvernement dont le message est: nous allons piétiner tous ceux qui sont vulnérables", a déclaré mardi le vice-Premier ministre Vooruit, Frank Vandenbroucke, lors du cours inaugural de sciences politiques à l'université de Gand (UGent).

Le ministre dit vouloir s'attaquer aux abus de l'État-providence, y compris "au sommet de la société". Il pointe notamment du doigt la prolifération des sociétés de management qui coûtent chaque année au moins 4,2 milliards d'euros aux caisses de l'État, selon le service d'études de Vooruit.

Le vice-Premier ministre a donné mardi le traditionnel cours inaugural de sciences politiques à l'université gantoise. Alors que le Premier ministre Bart De Wever avait brossé l'an dernier un tableau plutôt pessimiste de l'État-providence, Frank Vandenbroucke a expliqué pourquoi il était nécessaire de le maintenir. "Un État-providence bien organisé n'est pas un poste de dépenses (...) mais le fondement d'un grand nombre de nos libertés, car il nous soulage."

Il a cependant souligné la nécessité de le réformer en profondeur pour lui permettre de survivre et de lutter contre les abus. "Au bas de l'échelle sociale, mais aussi au sommet", a-t-il ajouté. Le ministre a indiqué avoir transmis ce message à ses collègues lors des récentes discussions budgétaires. Concrètement, Vooruit cible les sociétés de management. Un "système fantastique" car il permet aux gens d'entreprendre et de prendre des risques, selon Vandenbroucke, mais qui sape l'État-providence lorsqu'il est utilisé par de faux indépendants pour payer moins d'impôts et de cotisations sociales.

Il n'existe pas de chiffres officiels sur l'impact budgétaire de ces sociétés de management mais il atteint entre 4,2 et 4,7 milliards d'euros par an, selon une note du service d'études de Vooruit publiée en marge de l'intervention du ministre.

© BELGA

10:00

6 octobre 2026

Alexia Bertrand fustige le "catalogue des horreurs" budgétaire

Invitée sur Bel RTL ce mardi matin, Alexia Bertrand (Anders) a vivement réagi à plusieurs pistes évoquées dans les négociations budgétaires fédérales.

L’ancienne secrétaire d’État au Budget dénonce notamment l’éventuelle généralisation des caisses enregistreuses à l’ensemble des commerces de détail, qu’elle juge "disproportionnée". "C’est de nouveau s’en prendre à nos petits indépendants", estime la députée fédérale, évaluant le coût du dispositif entre 500 et 2.000 euros.

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Autre sujet d’inquiétude: la révision du revenu cadastral lors de chaque vente immobilière, en fonction du prix du bien. "Effectivement, c’est un peu le catalogue des horreurs qui sort", alerte-t-elle. Selon elle, ces mesures risquent de pénaliser le secteur de l’immobilier et de la construction. "Ce qu’il faut c’est plutôt donner un boost", prolonge-t-elle.

Plus largement, Alexia Bertrand déplore de voir "de nouveaux impôts" plutôt que des mesures en faveur de la croissance ou des économies dans l’appareil d’État. "On s’en prend aux petits commerçants, aux indépendants, aux gens qui entreprennent et qui épargnent, à la classe moyenne, un petit peu à tout le monde".

Si elle souligne que ces pistes restent à confirmer, elle s’inquiète néanmoins: "Ce qui fuit de ce budget ne rassure personne".

12:40

5 octobre 2026

Crucke sur les discussions budgétaires: “Je pense qu’on va vraiment trop loin”

Le kern s'est achevé dimanche soir peu après 21 heures sans accord budgétaire. Invité sur Bel RTL ce lund matin, le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke s'est exprimé sur les discussions en cours. Celles-ci doivent reprendre mercredi.

"Par rapport aux soins de santé, ce qui est là est disproportionné", a-t-il estimé. "On sait qu’on devra faire des efforts. Tout le monde devra faire des efforts et penser qu’il n’y en aura pas sur la santé est un leurre. Mais de là à casser la machine, ça, c’est sans Les Engagés, que les choses soient claires."

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"Je pense qu’on va vraiment trop loin dans ce qui est demandé en termes d’équilibre. C’est ça qu’il faut rechercher. Ceux qui considèrent qu’on ne peut pas toucher à ceux qui gagnent le plus dans la société, c’est un non-sens. Il faut là aussi un équilibre" a-t-il poursuivi.

Le centriste estime ainsi qu'il ne faut pas toucher davantage à la classe moyenne, "le moteur de ce pays", selon lui. "Qu’on soit clair, si vous ne touchez pas à ceux qui gagnent le plus dans la société, vous pénalisez qui? Tous ceux qui travaillent, les classes moyennes, tous ceux qui sont aujourd’hui encore dans leur véhicule ou qui arrivent au boulot, c’est ceux-là aussi qui font la fortune de ce pays, qui font la richesse fiscale de ce pays. On doit clairement avoir un équilibre sur l’ensemble des patrimoines."

21:39

4 octobre 2026

Pas d'accord ce dimanche

Le cabinet restreint (kern) du gouvernement fédéral s'est achevé dimanche soir peu après 21h00 au 16 rue de la Loi. Les vice-Premiers ministres ont acté de trop grandes divergences pour pouvoir poursuivre les travaux.

Le dossier budgétaire repart donc en discussions en intercabinets pendant deux jours avant un nouveau kern prévu mercredi.

À sa sortie du cabinet du Premier ministre Bart De Wever, le vice-Premier ministre MR David Clarinval a acté de "très très nombreuses divergences". "Nous sommes très très loin d'un accord", a-t-il déclaré, estimant qu'il n'était "pas possible de continuer". La nouvelle note proposée par le chef du gouvernement ne satisfait pas le libéral, "et ne satisfait pas non plus d'autres collègues pour d'autres raisons", a-t-il ajouté. À ses yeux, les propositions en matière de taxes restent trop importantes et, sur la TVA, ce n'est "pas possible". Le dossier des malades de longues durée lui pose aussi question.

"Trop de divergences entre nous", a aussi confirmé le vice-Premier ministre des Engagés Maxime Prévot. Le centriste a dit attendre "une approche plus équilibrée qu'aujourd'hui", citant l'exemple des soins de santé où "ça va trop loin" à ses yeux. Quant au risque de débat communautaire derrière ce budget, "mon inquiétude n'a pas disparu", a-t-il souligné.

Moins loquace, le ministre du Budget et vice-Premier ministre CD&V Vincent Van Peteghem a aussi confirmé qu'il existait "trop de divergences" entre les partenaires de l'Arizona.

Jan Jambon (N-VA) et Frank Vandenbroucke (Vooruit) ne se sont pas exprimés. 

Les négociations budgétaires avaient commencé à 12h30 après une première journée de travaux samedi. Un consensus s'était alors dégagé sur la nécessité de mettre en place un plan de croissance. Le gouvernement entend inclure dans ce plan des mesures stimulant la croissance économique sans nécessairement engendrer de coûts, telles que la simplification administrative ou la mobilisation de l'épargne privée. L'ambiance était alors qualifiée de "constructive".

Mais, dès samedi soir, Maxime Prévot avertissait que le cœur de la note du Premier ministre n'avait pas encore été débattu : "Et c'est certainement là que les divergences seront les plus grandes vu les déséquilibres subsistant dans la note." Ce scénario semble s'être confirmé dimanche.

18:29

4 octobre 2026

Pas de climat de crise, mais des positions inchangées

Les négociations budgétaires suivent leur cours dimanche en début de soirée. Le Premier ministre Bart De Wever et les vice-Premier ministres sont réunis depuis 12h30 au 16, rue de la Loi en comité restreint (kern).

Peu d'informations filtrent sur l'avancée des discussions. "Ça suit son cours", "Ça bosse", indique-t-on dans l'entourage des négociateurs, sans donner davantage de détails. Comme la veille, un accord ne semble toutefois pas à portée de main. "Pour le moment, il n'y a pas de climat de crise, mais les positions connues restent inchangées", glisse une source.

"L'ambiance est bonne. La réunion d'hier (samedi) était constructive, mais il y a encore beaucoup de travail", a déclaré à la presse le vice-Premier ministre N-VA et ministre des Finances Jan Jambon à son arrivée au cabinet du Premier ministre." "Il y a encore beaucoup de pain sur la planche", a abondé son collègue du CD&V et ministre du Budget Vincent Van Peteghem.

Samedi, un consensus s'est dégagé sur la nécessité de mettre en place un plan de croissance. Le gouvernement entend inclure dans ce plan des mesures stimulant la croissance économique sans nécessairement engendrer de coûts, telles que la simplification administrative ou la mobilisation de l'épargne privée.

Aucune heure de fin n'a été communiquée pour la réunion de ce dimanche. Mais certaines sources ne s'attendent pas à une négociation au finish.

Dès samedi soir, le vice-Premier ministre des Engagés et ministres des Affaires étrangères Maxime Prévot avertissait que le cœur de la note du Premier ministre n'avait pas encore été débattu. "Et c'est certainement là que les divergences seront les plus grandes vu les déséquilibres subsistant dans la note", avait-il averti.

14:58

4 octobre 2026

Les négociations se poursuivent ce dimanche

Les principaux ministres reprennent aujourd’hui les négociations sur le budget fédéral, alors que les discussions pourraient rapidement se tendre. Certains partis estiment être contraints de faire trop de concessions.

L'échéance pour un accord reste le mardi 13 octobre, date à laquelle le Premier ministre est attendu à la Chambre pour sa déclaration de politique générale. La Belgique doit également remettre son projet de budget à la Commission européenne au plus tard le 15 octobre. 

Maxime Prevot / Jan Jambon / Frank Vandenbroucke
Maxime Prevot / Jan Jambon / Frank Vandenbroucke © BELGA

15:32

29 septembre 2026

De Wever entend passer à la vitesse supérieure le week-end prochain

Le Premier ministre Bart De Wever souhaite intensifier les négociations budgétaires le week-end prochain. Des avancées concrètes sont attendues et, éventuellement, un atterrissage dans la recherche de milliards d'euros supplémentaires d'ici la fin de la législature, en 2029.

À la fin de la semaine dernière, il est apparu clairement que le gouvernement fédéral ne se réunirait pas pour discuter du budget avant la fin de cette semaine. Les travaux se poursuivent au sein des groupes de travail. L'échéance pour un accord reste le mardi 13 octobre, date à laquelle le Premier ministre est attendu à la Chambre pour sa déclaration de politique générale. La Belgique doit également remettre son projet de budget à la Commission européenne au plus tard le 15 octobre. 

"Il faudra jouer cartes sur table"

Au Seize, on rappelle qu'il est impératif d'éviter que le gouvernement doive à nouveau recourir au mécanisme des douzièmes provisoires comme l'année dernière.

Lundi de la semaine dernière, la proposition initiale du Premier ministre a été jugée déséquilibrée par les partenaires francophones de la coalition Arizona. Selon le quotidien De Tijd, Bart De Wever compte présenter une version amendée de sa note le week-end prochain. Dans le meilleur des cas, un accord pourrait être trouvé dès le week-end. Le Premier ministre entend avant tout déjà franchir des étapes sérieuses. "Il faudra jouer cartes sur table", a-t-on confirmé mardi.

Mais, dans la majorité, la perspective d'aboutir déjà le week-end prochain paraissait peu probable au vu du travail qu'il reste à fournir.

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