Un violent brise plusieurs vitrines sur la Grand-Place de Tournai
Si les vitrines de l'agence d'intérim Abalone n'ont pas explosé sous les coups, c'est parce que le bâtiment abritait autrefois une agence Axa. À l'époque, les vitrages avaient été renforcés pour résister aux tentatives d'intrusion. Ils ont tenu bon. Mais les impacts, eux, témoignent de la violence avec laquelle les coups ont été portés.

Le directeur de l'agence, Fabrice Denis, pense avoir une idée de l'identité de l'auteur. "Récemment, nous participions à un Job Day à Brunehaut. L'individu que je soupçonne s'y est présenté, mais il n'a pas été recontacté. Notre stand était notamment tenu par une étudiante en stage chez nous. C'est elle qu'il a prise à partie lorsqu'il est repassé un peu plus tard devant l'agence. Il a crié que nous étions des bouffons… Jeudi matin, c'est un client qui m'a averti que plusieurs de nos vitrines avaient été frappées."
Une rancœur très mal digérée ?
La police a bien évidemment été appelée. La brigade canine s'est rendue sur place dans le courant de l'après-midi afin de procéder aux premières constatations.
Si les soupçons se confirment, l'homme serait bien connu des services de police. Déjà condamné dans le passé pour d'autres faits, il avait toutefois purgé sa peine lorsque les dégradations ont été commises.

Les enquêteurs cherchent également à savoir s'il s'agit du même individu qui s'en est pris, samedi matin, aux vitrines du café Au Vieux Tournai, situé juste à côté de l'agence. Cette fois, les vitres n'étaient pas blindées. Elles n'ont évidemment pas résisté.
Plusieurs éléments laissent penser qu'il pourrait s'agir du même auteur. Celui-ci aurait très peu apprécié une remarque du patron de l'établissement après avoir traversé, à vélo, une terrasse noire de monde, au risque de renverser un client. Une observation somme toute banale, mais qui aurait manifestement été reçue comme une provocation.

Sans surprise, ces faits ont largement alimenté les discussions sur les réseaux sociaux tournaisiens.
"Nous avions l'habitude de travailler avec la porte donnant sur la Grand-Place grande ouverte, explique Fabrice Denis. C'est dommage de devoir la fermer aujourd'hui à cause de tels actes de violence…"
Car cette porte ouverte ne servait pas uniquement à faire entrer un peu d'air.
Elle traduisait une certaine philosophie de l'accueil, une manière de dire que chacun était le bienvenu. Désormais, elle restera fermée. Ce n'est sans doute qu'un détail, mais il en dit long. Les vitrines se remplaceront, les impacts finiront par disparaître. Il faudra simplement espérer que, très vite, la confiance retrouve elle aussi le chemin de la Grand-Place.
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