Une aide-soignante soupçonnée d'administrer des médicaments pour voler des résidents en Ehpad dans les Alpes-Maritimes placée en détention provisoire
Une aide-soignante soupçonnée d'administrer des médicaments pour voler des résidents en Ehpad dans les Alpes-Maritimes placée en détention provisoire
Publié aujourd'hui à 19h54
Lire dans l'app
Illustration de la gendarmerie nationale. - Jean-Marc Barrere / Hans Lucas
Ce mercredi 14 octobre, le parquet de Nice annonce la mise en examen et le placement en détention provisoire d'une aide-soignante soupçonné d'avoir administré des médicaments pour voler des résidents en Ehpad autour de Menton (Alpes-Maritimes).
Une aide soignante soupçonnée d'avoir administré des médicaments pour dérober des bijoux à des résidents d'un Ehpad autour de Menton (Alpes-Maritimes) a été placée en détention provisoire, ce mercredi 14 octobre, annonce le parquet de Nice.
Les soupçons ont commencé à la fin du mois de septembre. Une résidente de l'Ehpad est hospitalisée "en raison d'un état de somnolence anormal". Là, les analyses dévoilent "la prise d'un médicament ne faisant pas partie de son traitement". Le même jour, "des faits similaires" sont repérés sur une autre résidente "avec le lendemain le constat de la disparition de bijoux". Une enquête est alors ouverte.
Une enquête sur un décès
"Le 8 octobre, les gendarmes procèdent à l’interpellation d’une femme âgée de 53 ans, aide-soignante vacataire, intervenant au sein de cet établissement. À son domicile, ils retrouvent un certain nombre de bijoux et des produits susceptibles de correspondre à ceux utilisés", détaille le parquet de Nice dans un communiqué.
Les gendarmes enquêtent également sur le "décès d’une résidente d’un autre établissement fin juillet 2026 au sein duquel exerçait cette aide-soignante".
Lors de sa garde à vue, l'aide soignante a reconnu "avoir administré des substances à des résidentes et avoir commis des vols".
Elle a été mise en examen pour "administration de substance nuisible avec préméditation ou guet-apens ayant porté atteinte à l’intégrité d’une personne sans entraîner d’incapacité ; administration de substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner à une personne vulnérable ; vol facilité par l’état d’une personne vulnérable aggravé par une autre circonstance". Elle a été placée en détention provisoire.
Le parquet précise qu'elle a déjà été condamnée pour des faits de "vol au préjudice de personnes âgées en 2019 alors qu’elle était aide-soignante, condamnation dans le cadre de laquelle elle avait eu une interdiction temporaire d’exercice de cette profession".
Sujets liés :