"Une arme sur la tempe" : à Valras, un ex-candidat aux municipales agressé à 4 h du matin et sommé de "laisser le maire tranquille"

"Une arme sur la tempe" : à Valras, un ex-candidat aux municipales agressé à 4 h du matin et sommé de "laisser le maire tranquille"

Richard Bertrand, ex-candidat aux élections municipales à Valras-Plage, ce mardi 22 septembre, a été agressé et menacé à son domicile par deux hommes armés mardi vers 4 h du matin. Les braqueurs, qui lui ont dérobé ses cartes bancaires, lui auraient ordonné de cesser ses allégations visant la mairie. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

Dans la nuit du mardi 22 septembre, Richard Bertrand, qui s’est présenté aux dernières élections municipales contre le maire sortant, Daniel Ballester, a été victime d’une agression à main armée.

Réveillé en pleine nuit

Réveillé sur le coup des 4 h du matin par quelqu’un qui frappait à la porte de son domicile à Valras, il s’est retrouvé face à deux hommes gantés et encagoulés. L’un des deux l’a menacé en lui posant une arme sur la tempe.
"J’ai entendu frapper, puis quelqu’un qui me disait, Richard, c’est Fred ouvre. Des Fred, j’en connais plein, alors j’ai ouvert ma porte." Et là, c’est le choc. "Je me suis retrouvé avec une lumière éblouissante en pleine face et une arme posée sur la tempe", rapporte le candidat aux élections.

Et il rajoute : "Le gars me dit "Tu sais pourquoi on est là ? Tu vas laisser le maire de Valras tranquille. Tu vas lui foutre la paix." Puis il me demande le coffre, ils prennent mes cartes bancaires et tentent de me voler ma voiture. Cela n’a pas duré longtemps, mais j’avoue que ça m’a paru une éternité."

"Je pense que c’est lié aux dossiers que je sors"

Richard Bertrand appelle les gendarmes dès que ces agresseurs sont partis. Des hommes de la police judiciaire sont arrivés sur les lieux ainsi que des militaires de la police scientifique. "Je pense que c’est lié aux dossiers que je sors tous les mois. C’est sensible, mais je suis certain que le maire n’est en rien mêlé à quoi que ce soit. Cela sent la manipulation à plein nez. C’est incompréhensible. Mais malgré tout, je persiste dans mon idée que ça peut être lié à ce que je sors comme information puisqu’un élu municipal aurait menacé un de mes colistiers en lui demandant de me faire passer le message qu’il fallait arrêter avant que ça ne finisse mal."

Contacté, Daniel Ballester, le maire de Valras, qui est mis hors de cause par Richard Bertrand, n’a pas encore donné suite à nos appels. À suivre !