"Une cuisine comme à la maison" : à 30 ans, il reprend "le restaurant caché d'Albi" pour le faire sortir de l'ombre
l'essentiel Un restaurant presque invisible, niché derrière l’université Champollion à Albi, au milieu des terrains de tennis. Depuis quelques jours, La Raquette a changé de patron et de génération. À 30 ans, Nicolas Izard reprend l’affaire familiale avec une ambition claire : sortir de l’ombre et faire découvrir aux Albigeois "le restaurant caché d'Albi". Voici tout ce qu'il faut savoir.
Depuis quelques jours, Nicolas Izard a pris les rênes de la Raquette, l'emblématique restaurant, situé au milieu des terrains de l'USPPA, juste derrière l'université Champollion à Albi. Son père Thierry, qui avait repris l'affaire en 2020, a décidé de s'arrêter.
Titulaire de deux CAP - un de cuisinier et un autre de pâtisserie à l'ENSP d'Alain Ducasse - Nicolas, 30 ans, a déjà une longue expérience. Il a commencé dans la restauration à même pas 15 ans. "J'avais dû signer une dérogation", se souvient son père en rigolant.
Voilà trois ans que les deux hommes travaillaient ensemble. "L'avantage, c'est que mon fils peut prendre tous les postes. Il a toutes les clés pour reprendre l'affaire", assure le restaurateur bientôt à la retraite.
L'entreprise familiale a donc débuté en janvier 2020. Thierry Izard, ancien joueur du Sporting Club Albigeois, reprend l'affaire. Voici de nombreuses années qu'il joue au tennis à l'USPPA. "J'habitais à 500 m. À l'époque, c'était un club privé, il fallait être parrainé pour venir jouer", raconte-t-il.
L'ex-rugbyman fréquente donc le restaurant, situé au bord des terrains, à la sympathique terrasse ombragée et loin des voitures. Quand les propriétaires de la Raquette ont décidé d'arrêter, il s'est dit qu'il y avait peut-être quelque chose à faire. À cette époque, il tient Chez Germaine à Gaillac. Dès le départ, il part dans l'optique de laisser l'affaire un jour à son fils.
"Les gens pensent que c'est le restaurant du club"
Il rénove le restaurant, change la décoration et propose une cuisine de bistrot, "comme à la maison, faite 100 % maison, avec de bons produits de qualité". "Nous, on n'a pas les touristes donc on travaille différemment", commente-t-il. Le midi, il y a une carte et un plat du jour et le soir, ce sont des plats à partager, style tapas.
Désormais, l'objectif de Nicolas est de développer l'affaire. Si aujourd'hui, le restaurant tourne bien le midi, il peine encore à trouver sa clientèle le soir. Car il s'agit de deux clientèles bien différentes. Le midi, il accueille les salariés des nombreuses entreprises alentour et les habitués. Le soir, la clientèle est "plus longue à attraper" d'autant que l'établissement manque de visibilité.
Du coup, il n'est ouvert que les jeudis, vendredis et samedis. "On manque de visiteurs, les gens pensent que c'est le restaurant du club", avoue l'ancien rugbyman. Enfin, comme leurs confrères, ils sont aussi confrontés aux modes de consommation qui ont changé et à la baisse du pouvoir d'achat.
Le père et le fils ont donc eu l'idée de communiquer sur cet aspect. Dans les prochaines semaines, le logo de l'établissement va changer et il y aura désormais inscrit en dessous : "le restaurant caché d'Albi". Enfin, pour se faire connaître, il accepte les privatisations et se mettra en mode guinguette l'été.